David Saforcada
David
Saforcada
bonapartiste

« Aimer les gens » c’est leur dire la vérité…

Il ne suffit pas, même si c’est courageux, de sauter en parachute pour changer une image qui colle à la peau. M Reynié vous êtes né dans l’Aveyron mais c’était il y a déjà longtemps et de l’eau est passée sous les ponts depuis votre départ à la capitale. Hibernatus était né en France mais à son réveil il ne connaissait plus rien de la France. Il ne suffit pas de se souvenir de ses ballades dans les campagnes pour dire que l’on connait les soucis de nos campagnes aujourd’hui. Là où vous fustigez souvent les tenants du « c’était mieux avant », ne venez pas avec votre refrain du « je connais, j’y suis né »… Bien ou mal vous êtes parti il y a quelques années faire votre vie à Paris, vous avez choisi la voie du professorat (et c’est tout à votre honneur, quel beau métier), vous reconnaitrez donc que Paris n’est pas la vallée du Tarn et que votre salle de cours est bien loin de l’odeur d’une étable ou de l’atelier d’une PME. Pourquoi vouloir jouer un rôle, endosser une image, alors que les citoyens ne demandent que la vérité ? Vous êtes né quelque part mais vous vous en êtes éloigné et alors ? Mieux vaut le « je ne sais pas » au « mais oui… » alors que l’on ne connait rien. J’en resterai là et je ne rentrerai pas dans le cœur de votre candidature tellement vos idées sont loin, très loin de la « famille » que vous souhaitez représenter, il suffit de faire une recherche de vos écrits ou de vos paroles…

M Reynié n’est pas le seul à jouer un rôle, la politique est-elle devenue à ce point une pièce de théâtre ? M Aliot est lui aussi un « enfant d’ici » et son parti met en avant la ruralité avec, modernité oblige, une caravane sillonnant nos routes de campagnes. Il ne suffit pas de rouler entre champs et villages pour comprendre celles et ceux qui y (sur)vivent. Enfant du Comminges, que j’ai quitté quelques années et que j’apprends à redécouvrir, je suis moi aussi, sur certains points, sur pratiquement la même analyse que le FN mais j’en diffère par une analyse locale. Certes de nos jours, local et national sont imbriqués mais il faut connaitre les spécificités d’un « pays » pour pouvoir proposer et défendre des idées sans tomber dans la phraséologie creuse de slogans nationaux. Le Front National a parfois (souvent ?) « l’affront local » de ses fantômes locaux qui, tels des escargots en temps de pluie, ne se montrent qu’en période d’élections…

Charles Pasqua disait que la « politique c’est aimer les gens ». Aimer ce n’est pas flatter mais dire la vérité même si elle doit déplaire. Je préfère le politique qui me dira ne pas savoir, ne pas maitriser mais cherchant à comprendre, je respecte celui qui assume ses idées sans vouloir les camoufler avec les miennes. Est-ce que cela existe encore, oui sûrement… Alors donnons leur la parole !


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