David Saforcada
David
Saforcada
bonapartiste

AÏE …

 

Ils sont nombreux les candidats de la Droite de notre département à pouvoir reprendre en cœur le célèbre « je me voyais déjà en haut de l’affiche » du grand Aznavour, tellement haut que la chute n’en est que plus rude. Parfois à pas grand-chose, parfois avec plus de 10 points, avec une campagne similaire au Toulon-Toulouse du même week-end, le rose remplaçant avec un score plus important le rouge et noir légendaire. Je ne vais pas me réjouir outre mesure de la victoire du PS et du PRG, je vais vous avouer que celle-ci me laisse dubitatif mais je ne vais surement pas pleurer de la défaite du conglomérat UMP/UDI/MODEM/MPF (oui oui, ça bouge encore au MPF) et je serai même heureux si sur le canton de Pechbonnieu nous avons pu contribuer, avec Debout La France, à la troisième place puis à la défaite de Jean Bernard De Cools. Un Jean-Bernard recalé par les électeurs, comme il fut un jour recalé par Laurence Boccolini (pas Arribagé) avec un cinglant « A Koh-Lanta vous avez été exilé pou manque de savoir-vivre, ici c’est par manque de savoir tout court ! ». Je ne suis pas rancunier mais, à l’heure où certains veulent interdire la fessée, j’apprécie celle reçue par les hôtes du Capitole.

« Le FN, des manipulations intellectuelles »

Je me réjouis aussi, bien que ça progression soit significative, de la défaite du Front National, parce qu’il est le Front National mais aussi et surtout parce qu’il procède par manipulations intellectuelles, allant jusqu’à se vanter, par l’intermédiaire de Louis Aliot, de n’avoir aucun programme local. Au moins aurons nous échappé aux candidats nonagénaires et à l’élection, locale ou non, de quelques cas originaux.

Cette élection départementale en tout cas nous indique que la Droite actuelle, même sur Toulouse, n’est ni audible ni compréhensible sur les questions proprement locales, notamment en milieu rural et péri urbain, pas plus qu’elle n’est « droite dans ses bottes » sur un dossier national comme la privatisation de l’aéroport de Toulouse Blagnac. Le Front National, quant à lui, atteint son plafond dès qu’il arrive au second tour car son discours de protestation, qui peut être entendu, ne résiste pas au réalisme des électeurs. C’est là qu’il peut exister, qu’il existe même une place pour une autre alternative, celle proposée par Debout La France. Elle pourra réellement éclore lorsque les journalistes sortiront eux-aussi de la spirale du FNUMPS et laisseront plus de fenêtre de tir à des mouvements comme DLF ou bien même le Front de Gauche.

Quoi qu’il en soit, rendez-vous, non pas dans 10 ans comme le chantait si bien Patrick, pour les régionales …

 


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