Jean-christophe Nef
Jean-christophe
Nef
Quincaille culture a aimé

À Paris : Klimt et Richardson

Un bref séjour à Paris permet toujours de voir des expositions, que ce soit de peinture ou de photos ; aujourd’hui place au génie viennois, Klimt et à un maître de la photo actuelle, Terry Richardson.

À la Pinacothèque de Paris, une exposition très particulière puisqu’elle resitue l’œuvre de Gustav Klimt dans la période historique et artistique de la “Sécession” à Vienne jusqu’aux premières années de l’expressionnisme. Le cœur de l’exposition c’est, bien sûr, quelques œuvres majeures de Klimt. Cela peut paraître surprenant pour le visiteur qui ne vient que pour les tableaux de Klimt. Mais, malgré tout, le charme opère et on parcourt les salles un peu comme un livre d’histoire. Et finalement, on arrive à ces fameuses œuvres de Klimt : la frise Beethoven, gigantesque, et deux  portraits dont celui de Judith, véritables joyaux. C’est avec ces deux portraits que l’on retrouve le style et le génie de Klimt… Enfin, un ensemble de documents rares ayant trait à la vie de l’artiste accompagne le visiteur tout au long de la visite. Une dernière partie de l’exposition est consacrée aux arts viennois et aux métiers de l’artisanat.

L’exposition de Terry Richardson dans une galerie du 3ème arrondissement, relève plus de la provocation, ce qui n’enlève rien aux qualités des photographies présentées… Il a choisi comme thème : « Le sacré et le profane » ; il a réalisé ces photos ces deux dernières années dans les Etats du grand ouest américain. Entre l’omniprésence du mystique et du religieux et les publicités pour l’industrie du sexe, il a réalisé des clichés souvent humoristiques, où les deux sujets se mêlent et se heurtent… provoquant parfois des rencontres surréalistes…

Retour à Blagnac, à  Odyssud, une exposition de photos, « Dramagraphies » qui promet d’être passionnante. Photographe, plasticien, scénographe et décorateur, Michel Lagarde a l’art de créer des visions photographiques à la composition irréprochable éveillant la curiosité du spectateur. Entre grotesque de situation et solennité du noir et blanc, chaque image déborde de vie, chaque détail s’impose et renforce la puissance de l’image, chaque proposition est un nouveau rôle à la lumière d’une autre réalité théâtrale. Pour chaque histoire suggérée, tout est possible. Des croquis aux dramagraphies, en passant par les maquettes et prises de vues, l’exposition voyage dans cet univers étonnant. Poésie, humour, nostalgie et profondeur des sentiments se conjuguent sous l’œil malicieux de l’artiste qui entend bien faire travailler l’imagination du visiteur et faire de lui un dramaturge à son insu. (Odyssud)  / (jusqu’au 30 avril)

 


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