Philippe David
Philippe
David
L'esprit libre

À la soupe, soupe, soupe…

Il y a des moments où l’on se demande si, plutôt que la réforme de l’orthographe voulue par Najat Vallaud-Belkacem, il n’aurait pas été plus judicieux de faire un simple changement dans le dictionnaire des synonymes, “remaniement” devenant celui de “pantalonnade” en langage soutenu ou de “megalol” en langage “djeuns”.

En effet, le remaniement de la semaine dernière nous a montré qu’une fois de plus « peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse » ou plutôt « peu importe les convictions pourvu qu’on ait le portefeuille ».

La quintessence de cet état de fait est venue de ceux qui nous vendent depuis des années que la politique de papa c’est fini, que le cumul des mandats est un scandale et qu’il faut, pour redonner le goût de la politique aux Français, mettre un grand coup de pied dans la fourmilière. Vous avez bien évidemment reconnu les écologistes qui ont fait un retour fracassant au gouvernement. Le pluriel pour “écologistes” s’impose puisque sont entrées tant des personnes ayant claqué la porte d’EELV il y a quelques mois, comme Jean-Vincent Placé, que la patronne de ce groupuscule qui pourrait sans trop de problèmes de place tenir son congrès dans une cabine téléphonique, Emmanuelle Cosse.

« Un ministère vaut bien tous les reniements »

Emmanuelle Cosse dont la loyauté à François Hollande et à Manuel Valls est résumée dans les nombreux tweets, on serait tenté de parler de scuds, adressés à ses deux nouveaux patrons ces derniers mois et qui ont fait le bonheur des réseaux sociaux. La preuve que ceux-ci ne sont, soit pas rancuniers pour un sou, soit que pour Emmanuelle Cosse « un ministère vaut bien tous les reniements » comme « Paris valait bien une messe » pour le bon roi Henri.

La cerise sur le gâteau est tombée samedi soir, lorsqu’on a appris que tant Jean-Vincent Placé qu’Emmanuelle Cosse entendaient garder leur poste de conseiller régional d’Ile-de-France alors que les mêmes, au sein d’EELV ou en dehors d’EELV, n’ont jamais eu de mots assez durs contre les cumulards de mandats. Merci de nous conjuguer le verbe “se foutre de la gueule du monde” à tous les temps !

En clair, la devise d’EELV pourrait être « faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais » tandis que leur hymne pourrait être la bonne vieille chanson “A la soupe, soupe, soupe”. Une soupe politicarde qui, bien que bio écologie oblige, est totalement indigeste et donne envie de vomir à l’ensemble de nos compatriotes.

 

 


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