Rémi Vincent
Rémi
Vincent
Militant du Front de Gauche - élu de Colomiers

A la majorité présidentielle : à défaut de vous attaquer à la finance, tenez bon face à la Réaction !

Le gouvernement est pétrifié. Nous le savions, pétrifié à l’idée de s’attaquer à la finance. Car malgré ses envolées lyriques et mélenchoniennes au Bourget (« Mon seul adversaire, c’est la finance ! »), François Hollande n’a jamais cru à la nécessité de marquer son territoire dès le début du mandat, face aux attaques des riches.

Il n’y a jamais cru car il est le tenant, depuis les années 1990, de la ligne démocrate au sein du Parti socialiste. Et il a gagné. Il n’est même pas social-démocrate, car ces derniers croient encore à la négociation entre le capital et le travail, pour conquérir des avancées en faveur de ces derniers.

Les démocrates –dont Tony Blair était- ne sont pas partisans d’un tel rapport entre les capitalistes et les travailleurs : ils favorisent un accompagnement de la mondialisation et du libre-échange, en essayant cependant d’en limiter les effets négatifs.

Saupoudrons ici et là des mesurettes symboliques (comme les emplois aidés) et en avant dans la politique de l’offre ! Sans attendre du socialisme, nous aurions au moins pu attendre de la sociale-démocratie !

 

Mais face au second grand adversaire de la République, à savoir les forces réactionnaires et conservatrices, le gouvernement semble également pétrifié ! Droit de vote des immigrés, mariage pour tous, application stricte de la laïcité, droit à mourir dans la dignité… le gouvernement est fébrile et se laisse déborder.

 

Ces questions dites « sociétales » devraient être une manière d’affirmer la couleur « progressiste » de son quinquennat : alors qu’attend François Hollande pour dérouler et faire une par une toutes ces réformes qui sont le cauchemar des religieux, des conservateurs et de l’extrême droite ?

 

Au lieu de présenter ses vœux aux « principales communautés religieuses », qui ne devraient pas être reconnues comme telles en République laïque (il avait déjà présenté ses vœux à tous les citoyens !), François Hollande ferait mieux de tenir bon sur les quelques réformes sur lesquelles toute la gauche pourra le soutenir. Car face à la mobilisation réactionnaire, il nous trouvera toujours à ses côtés.

 

 

Rémi Vincent

Militant du  Parti de Gauche


UN COMMENTAIRE SUR A la majorité présidentielle : à défaut de vous attaquer à la finance, tenez bon face à la Réaction !

  1. Patrick Aubin dit :

    C’est cela la liberté, imposer ses points de vue à tout le monde à marche forcée ?

    Si la société est celle du libre-échange, pourquoi les Etats ponctionnent autant de richesses sur les entreprises et les citoyens ?

    La France, c’est 56% de dépenses publiques par rapport au PIB : c’est cela un monde libéral ?

    Nous sommes avec un endettement de plus de 90% du PIB, c’est cela un monde libéral ?

    Vu l’ampleur de la catastrophe qui se précise, on comprend bien pourquoi on préfère afficher un dépassement de “3 % du PIB” (qui a peur de 3 % de quelque chose ?) au lieu de dire que le déficit est de 25 % des recettes…

    Car oui, la situation de la famille France, c’est équivalent à une famille qui aurait 20 000 euros de revenus annuels, qui en dépenserait 5 000 de plus, avec un endettement de plus de 140 000 euros et qui irait demander un prêt complémentaire à sa banque en expliquant que ses revenus pour le calcul du prêt doivent inclure la totalité des revenus de ses parents (frères/sœurs/oncles/etc…)

    Les emprunts publics sont réalisés par des personnes qui n’engagent pas leur argent : c’est une escroquerie. Et vous voulez faire toujours plus de dépenses publiques ? A croire que la monnaie poussent dans les arbres !!!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.