Thomas Simonian
Thomas
Simonian

2013 ? Il faudra plus que des promesses…

… Sur l’avenir… Pour des Français sans illusions sur leurs dirigeants pour apporter des solutions durables afin d’engager «demain» avec sérénité. Conscients aussi qu’ils ne sont pas tous logés à la même enseigne. Que s’ils ne sont pas dans le bon réseau social, économique ou politique, leurs enfants auront du mal à faire mieux qu’eux-mêmes. Alors que toute ambition de parents responsables, qui n’ont pas eu le bénéfice d’héritages construits par d’autres, mais gagné à la force du poignet, c’est qu’au moins cela garantisse que les sacrifices d’une vie ne l’aient pas été pour rien. Que chaque génération n’ait pas l’obligation d’avoir à tout refaire, à tout reconstruire. Jouer les Pénélope n’a jamais été une sinécure et surtout pas un objectif de mieux vivre. Nos élus de tous bords devraient au moins nous garantir cela, avant de s’engager.

 

Rien de nouveau sous le soleil ?

 

Certes les états d’âme des Français ne sont pas nouveaux. C’est connu, les Gaulois ont toujours eu peur que le ciel ne leur tombe sur la tête et bon nombre parmi-eux croient encore aujourd’hui en la potion magique. Certains prétendront même que ces traits de caractères sont inscrits dans leurs gènes. Toujours à râler, contester, soupçonner l’Autre d’être la cause de tous ces malheurs, mais surtout à peu s’engager pour que cela change. Ainsi, moins de 50%, parmi-eux, vont voter. De fait, ils font le bonheur d’élus à vie comme on le voit dans notre région, particulièrement, à gauche. Mais convenons aussi qu’il en est de même des outsiders de droite…

Plus, aujourd’hui, dans un contexte général de «déclin des institutions», l’aggravation du sentiment de défiance envers l’Autre est le plus perceptible. Pourtant on n’est rien sans l’Autre, quelques soient ses origines, sa couleur, sa religion et même ses idées politiques. La France a toujours été «plurielle». Et puis qu’on se le dise, on a tout à apprendre du partage avec l’Autre. Mais à la condition que le respect des valeurs de notre pays «la France» soit le ciment qui nous engage et nous lie ad vitam aeternam.

Le premier rôle de nos politiques ne devrait-il pas d’ailleurs de nous rappeler cet engagement non négociable ? Ne sont-ils pas interpellés par tous ces sondages qui chaque jour un peu plus montrent la défiance des Français à leur égard, comme la crainte du voisin ? Plus de six mois après l’élection présidentielle, un dernier sondage indique même que plus d’un Français sur deux ne fait confiance ni à la droite, ni à la gauche pour résoudre ses problèmes. Et ce n’est pas le déroulement déplorable de l’élection à la tête de l’UMP qui va améliorer les choses.

 

Le modèle français moribond…

 

Les Français montrent du doigt, le fait d’être toujours représentés par les mêmes élus. Ceux qui depuis trente ans nous servent les mêmes discours, les mêmes promesses et à la clef, encore et encore, de nouveaux sacrifices à accomplir. Ils n’ont pas tort, notre Assemblée Nationale est la plus âgée d’Europe. Elle comprend 80% de cumulards bien rémunérés qui n’ont qu’un seul souci : être réélus pour continuer à profiter du fromage. Et quand l’un d’eux est battu, que l’on se rassure, pour avaler la pilule, on lui trouvera un poste de fonctionnaire à 100.000€/an.

Alors peut-être que la vraie vérité, c’est que le modèle économique français est moribond. Rien n’est fait pour former les jeunes alors qu’ils sont l’avenir du pays. On réduit les postes d’enseignants et les services publics, alors qu’ils sont les Architectes et les Compagnons capables de bâtir et de garantir les valeurs de notre identité «France Génération Plurielle». A titre d’exemple, comme une poule qui a trouvé un couteau, on va se gargariser de découvrir que chaque année 15 milliards d’Euros, constitué de charges comme d’impôts non déclarés, partent en fumée. Mais qui pour penser qu’avec une telle somme, on pourrait créer des milliers d’emplois qui auraient pour premier objectif de chasser cette criminalité.

Eh oui, entre 1981 (immense espoir) et 2012 (dégoût avéré) il y a trente ans, avec sensiblement quinze ans de pouvoir de la gauche et quinze ans de pouvoir de la droite. Et aucun changement positif pour réduire les inégalités qui frappent les «classes laborieuses » : paysans, ouvriers, artisans, d’une élite bien protégée. Certains se réfugient dans l’abstention, d’autres dans les extrêmes (populisme de droite au FN, de gauche ailleurs). Et dans le discours actuel, aucun changement à l’horizon.

Et vous voudriez qu’on y croie ? Mais peut-être que nous n’avons que le destin que nous méritons.

 

André Gérôme Gallego

Fondateur du Groupe de presse

Président de France Génération Plurielle

andreg@aol.com


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