David Saforcada
David
Saforcada
bonapartiste

18 juin…

Le 18 juin prochain, je ferai mon devoir de mémoire au pied de Mont Saint-Jean, avec des milliers d’autres Français et Européens, je rendrai hommage à l’Empereur et à tous les braves de la Grande Armée. 18 juin 2015, voila deux cent ans la fin d’un monde, un monde auquel notre pays, inconsciemment, cherche à se raccrocher. Un monde que l’on retrouve dans un autre 18 juin avec le fameux « non » du général de Gaulle. Mais il y aura une différence flagrante entre la commémoration du 18 juin 1815 et celle du 18 juin 1940 : la fidélité ! Au pied du monument de l’Aigle blessé, dans le verger d’Hougoumont, sur les pentes de Mont Saint Jean, la passion, la tristesse, le recueillement ne seront pas feints. Il y a chez le napoléonien, chez le bonapartiste, quelle que soit sa nationalité une véritable fidélité. Celle-ci n’empêche pas la critique mais elle ne se dément pas. Elle n’est pas à l’image de tous les pseudos héritiers du Général qui viennent salir, plus qu’autre chose, sa mémoire mais surtout sa « certaine idée de la France ».

Comme aimait le dire de Gaulle « la France n’est rien sans la grandeur », la grandeur chose abstraite et incompréhensible pour les nains politiques d’aujourd’hui qui ne voient que par l’abaissement de notre pays. Napoléon, grandeur, le raccourci peut être rapide pour se cantonner au « génial  Capitaine » que fut l’Empereur et que certains qualifient de « boucher sanguinaire ». Mais Napoléon, ce n’est pas que le vainqueur de cent batailles, c’est aussi le bâtisseur, le législateur, l’émancipateur. Il suffit juste d’un minimum d’honnêteté pour le reconnaitre.

« La grandeur, abstraite et incompréhensible pour les nains politiques d’aujourd’hui qui ne voient que par l’abaissement de notre pays. »

D’ailleurs c’est sûrement cela qui fait que depuis 15 ans, nos Politiques ne commémorent, ou bien discrètement, aucun des bicentenaires. Il ne faut pas froisser nos voisins mais par contre nous pouvons nous agenouiller devant eux, comme en 2005 et l’envoie du Charles de Gaulle à Trafalgar…

Le Français, eux, n’oublient pas. Il suffit de lire la presse, de regarder les sondages, de participer à des reconstitutions historiques, Napoléon est là, toujours là. Les Français, avec l’image de l’Empereur, ont, il ne faut pas avoir peur de le dire, la nostalgie de la grandeur d’une France tenant en main son destin. Ils ont à l’esprit cette France où tout était possible pour tous, « à chacun selon ses mérites ». Ils ont en mémoire le vent des réformes pérennes. C’est pourquoi, n’en déplaise à madame Vallaud-Belkacem, qu’il faut préserver et entretenir le mythe et la légende napoléonien, car ils incarnent ces valeurs qui sont tout autant républicaines.

C’est pourquoi le 18 juin prochain nous ne célèbrerons pas la défaite, mais bien la victoire finale d’un homme, d’une vision, qui restent dans l’esprit de tous. « Vivant, il a manqué le monde ; mort, il le possède ».

 


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