Philippe Bapt
Philippe
Bapt
Quelque part au fond à gauche...

1668

 

L’actualité cette semaine m’a amené à me souvenir d’une année : 1668.

Date à laquelle Jean de La Fontaine va publier ses fables. Évoquer un fabuliste dans un monde d’affabulateurs quel luxe!

Pourquoi ce flash-back de 346 ans ? Vous pourriez me dire que je fais confusion avec le dernier ouvrage de Franz-Olivier Giesbert. Non non que nenni. Chacune des morales de ses fables a une portée éducative. Et reste plus que jamais d’actualité. J’en veux pour preuve mon souhait d’illustrer l’actualité politique de la gauche. Les résultats des sénatoriales pour les radicaux de gauche ont été très aléatoires au gré du bon vouloir des grands électeurs du parti socialiste dans le pays.

“Il faut s’entraider c’est la loi de la nature”(l’âne et le chien): et oui….qui a besoin de ses alliés pour le vote du budget 2015? Qui reste encore dans la majorité présidentielle?

De roses esprits, toujours prompts à s’approprier les idées radicales de gauche, n’hésiteront pas à évoquer la célèbre morale sur l’intolérance (du loup et l’agneau) ” la raison du plus fort est toujours la meilleure” et pour les plus cinéphiles ce sera plutôt du Audiard” “Quand les types de 130 kilos disent certaines choses, ceux de 60 kilos les écoutent.”

À trop vouloir considérer le PRG comme supplétif voire comme “grenouille qui se (voudrait) aussi grosse que le bœuf”, nos compères socialistes omettent qu’on “a toujours besoin d’un plus petit que soi”(le lion et le rat)

Qu’a proposé le PRG par l’intermédiaire de son président Jean-Michel Baylet? Un réel contrat de gouvernance à l’attention de Manuel Valls avec un réel accord de gouvernement basé sur des points clés de la campagne de 2012: fiscalité des ménages, fin de vie, réforme territoriales…Les discussions vont bon train et trouveront leurs réponses ce vendredi en comité directeur. Enjeux politiques : le concours ou le retrait des trois ministres PRG du gouvernement Valls.

Roger-Gérard Schwartzenberg, Patron des députés PRG à l’assemblée, a certes donné un embryon de réponse, toutefois quelque sera notre décision souveraine sur les revendications présentées au premier ministre, je tiens à finir ma chronique par une dernière morale de ce fabuleux fabuliste : « Tout flatteur vit aux dépens de celui qu’il écoute », ce qui veut dire aussi en miroir que pour flatter (ou faire campagne) encore faut-il avoir du public. Et comme l’oxygène dans nos chères Pyrénées, plus on prend de l’altitude plus elle se raréfie et actuellement à gauche, plus on avance dans le temps moins il y a d’électeurs à l’écoute.

À la semaine prochaine…

 


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