Secteur 2 Un secteur à l’image de la ville

Le secteur 2 est le secteur dit Rive Gauche. Il s’étend tout en longueur des quais de la Garonne de l’Hôtel Dieu jusqu’aux frontières de l’hôpital Purpan d’un côté et aux portes de l’Oncopole de l’autre. Des quartiers populaires, des lieux historiques, culturels ou   emblématiques comme l’hippodrome. Un secteur sur lequel des chantiers pesant sur le quotidien des Toulousains, qu’ils y vivent ou le traversent, pullulent. Nicolas Tissot est adjoint au maire pour le secteur 2 (aux bâtiments communaux, aux services publics et à l’informatique de la Mairie). Il préside aussi la Mission Locale. Rencontre.

 

Comment percevez-vous votre délégation d’adjoint au secteur 2 ?

Être adjoint de secteur, c’est dans un premier temps assurer une présence municipale auprès des administrés : Etre au plus près des gens, au quotidien, partager des moments avec eux et répondre à leurs questions. L’autre volet est une fonction liée à la loi sur la démocratie locale, à savoir organiser des réunions, des permanences, de la concertation. J’ai en charge un quartier (le 2,1 Saint Cyprien) mais aussi tout le secteur qui est composé de 4 quartiers. Je coordonne le dispositif de la démocratie locale sur l’ensemble.

 

Quelles sont les particularités de votre secteur ?

C’est un secteur particulier car y sont regroupées, à peu près, toutes les particularités typologiques de la ville. Toutes les catégories sociologiques y sont représentés, nous avons des Zones Urbaines Sensibles (ZUS), des quartiers intermédiaires et pavillonnaires, de l’ancien, du populaire. Il y a une grande diversité. C’est une petite ville avec des problématiques de centre-ville, d’écoquartier, de Grand Projet de Ville (GPV), du pôle de compétitivité Cancéropole, la Zone Franche Urbaine (ZFU). Ce secteur a une forte identité, les habitants s’identifient fortement à son nom : Rive Gauche. Nous sommes les premiers habitants de la Gascogne !

 

«Humaniser cette grosse machine qu’est la Mairie»

 

Comment travaillez-vous ?

Nous avons des agents municipaux de secteurs, et travaillons avec les permanences d’élus. L’objectif, c’est la proximité. Et la proximité avec les habitants c’est surtout après 18h et le week-end. C’est expliquer la politique municipale aux gens, prendre la température, écouter les habitants et débattre avec eux. Il faut humaniser cette grosse machine qu’est la Mairie.

 

Sur quel projet travaillez-vous en ce moment ?

Nous avons été très mobilisés sur la Cartoucherie et le Grand Projet de Ville (GPV). Aujourd’hui nous sommes davantage sur les travaux, pour en limiter les nuisances. Les gens sont plutôt patients et comprennent bien les enjeux. Sinon, un sujet m’intéresse particulièrement, c’est la manière dont on peut créer du lien. D’une part entre les habitants et la ville mais aussi entre les habitants eux-mêmes. Nous souhaitons que des personnes qui ne se seraient jamais rencontrées, puissent se croiser, comme lors du repas de quartier de Saint Cyprien qui a rassemblé 300 personnes.

 

Bilan chiffré de la participation citoyenne

 

En 2011, le secteur 2 a convoqué 78 réunions (84 en 2010 et 74 en 2009).  Sur ce secteur, comme pour le premier, la participation citoyenne a très nettement augmenté en 3 ans : près de 300 personnes supplémentaires se sont inscrites aux réunions entre 2010 et 2011. Avec une participation accrue pour les commissions du premier semestre sur le PLU. Si le nombre de représentants d’association reste stable, celui des individuels croît de semestre en semestre. La moyenne de participants lors des réunions semestrielles est passée de 267 personnes à 330.

Par Marie Espa



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