LE CESER DE MIDI-PYRENEES APPROUVE TOULOUSE COMME CHEF LIEU PROVISOIRE DE LA NOUVELLE REGION

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Le Conseil Economique Social et Environnemental de Midi-Pyrénées, réuni le 18 juin dernier vient d’approuver Toulouse comme Chef-lieu de la nouvelle région Languedoc-Roussillon – Midi-Pyrénées (98 votants, 86 voix pour, 12 abstentions).

La loi n°2015-29 du 16 Janvier 2015 relative à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral prévoit dans son article 2 – I.2° que doit être effectuée avant le 31 décembre 2015 la désignation par décret simple du chef-lieu provisoire de la nouvelle région.

Le CESER de Midi-Pyrénées, saisi pour avis par le Président de la Région Midi-Pyrénées par courrier du 3 Juin 2015, approuve le choix de Toulouse comme chef-lieu provisoire de la future région Languedoc-Roussillon – Midi-Pyrénées.

Les grands acteurs socio-économiques, les industriels, les représentants de tous les secteurs d’activités, des organismes universitaires et scientifiques, associatifs invités à préparer ensemble l’avenir de la nouvelle région Languedoc-Roussillon – Midi-Pyrénées affirment la nécessité pour l’Etat de désigner Toulouse chef-lieu de ce vaste territoire de 72 724 km2..

En effet,  la nouvelle région a la chance de compter deux métropoles Toulouse et Montpellier et devrait accueillir 500 000 habitants de plus d’ici 2025 (+51 000 habitants par an) pour construire ensemble une région de 6 millions d’habitants.

Toulouse, 4e ville de France, au cœur d’une aire urbaine de 1 260 000 habitants, est dotée d’un potentiel économique majeur basé sur les industries de pointe de l’aéronautique et du spatial de rayonnement international, des secteurs de l’agroalimentaire, de la recherche, de la santé, très développés, au cœur de l’écosystème de l’innovation en région. Elle dispose ainsi d’atouts manifestes pour impulser une dynamique forte sur tout le territoire de la nouvelle région, pour renforcer les opportunités de maillage de l’économie territoriale permettant à plus ou moins long terme de construire une métropole du Sud qui compte au niveau européen.

Pour autant, pour le CESER, il apparaît nécessaire que Montpellier puisse bénéficier de fonctions importantes, en complémentarité avec Toulouse, et de fonctions nouvelles. Sa position stratégique au cœur de l’Arc Méditerranéen doit la renforcer sur les questions de la biodiversité, de la recherche agronomique, du numérique, de la santé, des énergies renouvelables…

Ces deux métropoles par la puissance de leurs écosystèmes de l’innovation, de la formation et de la recherche fonctionnant en réseau doivent contribuer à irriguer les réseaux de villes, des petites villes et les zones rurales pour faire reculer le chômage et l’exclusion par la création de richesses et d’activités productives.

Le CESER demande une organisation qui puisse fonctionner tant pour les porteurs de projet, les élus, les institutions régionales,  que les citoyens, et pour  tous les territoires. Il est indispensable que la construction de cette nouvelle région s’inscrive dans un objectif d’efficacité en prenant en compte le besoin de proximité avec les citoyens.

La même loi ne prévoyant pas de consultation du CESER par le Conseil Régional pour le choix du chef-lieu définitif de région et du siège des assemblées régionales, celui-ci se prononce aujourd’hui pour que Toulouse soit :

-      le chef-lieu définitif de la nouvelle région,

-      le lieu du siège des assemblées régionales

rappelant que l’Article R.4134-8 du Code Général des Collectivités territoriales stipule que le « CESER siège au chef-lieu de la région. »



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