Combien rapporte la guerre du Mali ? Et à qui ?

Les anciens disaient que l’on sait toujours quand une guerre commence, mais l’on ne sait malheureusement jamais, quand elle finira. D’où l’éternelle question de savoir si celle du Mali est plus justifiée que d’autres ? Comme si une guerre pouvait-être un jour justifiée. Avec des pays occidentaux, France et USA en tête, qui veulent toujours croire que la démocratie est un produit exportable. Sans vraiment oser se poser la question de savoir si eux-mêmes sont en démocratie. Car, faut-il le rappeler, un pays qui parle de démocratie c’est celui qui applique, selon la célèbre formule d’Abraham Lincoln : «le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple». Formule, un tantinet démagogique et pourtant reprise, en France, dans la Constitution de 1958 de la Cinquième République. Car la démocratie sous-entend surtout que chaque pays assure à chacun de ses ressortissants, un toit pour le protéger, lui permette de manger à sa faim, de pouvoir subvenir aux besoins de sa famille, que ses enfants aillent à l’école de la République ; qu’il puisse étudier, travailler, se soigner ; que ses biens, aussi modestes soient-ils, comme sa personne soient sécurisés. Qu’en est-il vraiment en France ? Et pourquoi en serait-il autrement en Afrique ? Pourquoi un enfant Malien aurait-il moins de droits que mon fils, que ma fille, que mes petits enfants ?

Et puis à propos de guerre, il y a eu l’Iran, puis l’Irak, l’Afghanistan, la Tunisie, l’Egypte, la Lybie, la Syrie, pour comprendre que les raisons annoncées de promesses de démocratie dans ces pays, n’étaient que des leurres pour satisfaire d’autres intérêts inavouables. Des intérêts dits supérieurs, comme ceux de la maîtrise des énergies du sous-sol, autrement plus stratégiques que de protéger des femmes et des enfants victimes de bourreaux sanguinaires. Et le Mali n’en n’est qu’une étape de plus. Probablement celle de la dernière chance pour éviter de transformer l’Eurasie-Afrique en un vaste ensemble islamique. Même si pour ma part je pense qu’il est déjà trop tard, car ces personnages obscurs ont le temps pour eux… Nous pas… Sans oublier, qu’il nous reste à connaître le rôle de certains grands pays musulmans qui pourraient, en sous-mains, tirer quelques gros avantages, comme le Qatar, grand bénéficiaire de la guerre en Lybie. Mais il n’est pas le seul…

 

François Hollande…

 

Pourtant l’on se doit de soutenir le Président de la République dans cette décision et de lui reconnaître un «caractère caché» qui pourrait lui donner enfin le costume de la fonction. Mais pardessus-tout de s’interdire pour une fois de se poser la question de savoir ou pas du bien-fondé de l’intervention française au Mali. Car au-delà de toute considération économique, de basse stratégie de géopolitique, la raison humaine voudrait que les pays occidentaux puissent intervenir avec force et détermination dès l’instant où des populations fragiles et sans défenses sont en constant danger de mort. Comment laisser perdurer que des bandes sanguinaires aient le droit de vie ou de mort sur des êtres sans défense ? Comment tolérer, en 2013, que l’on puisse au nom de l’Islam avoir le droit d’amputer d’un pied, d’une main des femmes, des hommes. Où sont les indignés ?

Quant aux «grincheux» qui nous parleront du coût à supporter d’une telle opération militaire, je voudrais simplement leur rappeler que le budget, quasi-incompressible, de la défense est d’une année sur l’autre d’environ 30 milliards d’euros. Comme jadis les «opex», comme disent les militaires, conduites au Kosovo, en Afghanistan, en Libye, ou en Côte-d’Ivoire… L’intervention au Mali pourrait au final compter quelques millions d’euros de plus…

Alors cessons de couper les cheveux en quatre et faisons en sorte d’être pour une fois un tantinet chauvin et proche de nos soldats. Car la guerre ça n’est pas une manœuvre au Larzac ou à Montlouis, on peut y laisser sa vie. Comme on vient malheureusement de le voir voilà quelques semaines. Oui, cessons de donner du crédit aux habituelles «pleureuses» qui nous jouent les grands airs de «la paix à tout prix», bien au chaud dans leur lit. Leur rappeler tout simplement que face à des groupes terroristes ne relevant d’aucun gouvernement, l’on ne peut espérer débloquer une situation, en se contentant de parlementer. Plus, ils prendraient cela pour de la faiblesse et n’hésiteraient pas à venir nous provoquer là, sous nos balcons. Qu’on se le dise.

 
 

André Gallego

 

Petite aparté, la ville de Tombouctou, la perle du désert, «la ville aux 333 saints», classée par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’humanité, a vu sa grande bibliothèque vidée de tous ses biens. Notamment des milliers de livres anciens, dont on nous dit avec force reportage qu’ils auraient été brûlés… Moi je suis convaincu qu’ils orneront bientôt quelques bibliothèques privées… Et peut-être qu’un jour, on saura que cette invasion au Mali, avait aussi et là comme ailleurs, cette ambition…

 



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