61 migrants de Calais sont arrivés mercredi en Haute-Garonne

Face à la situation sanitaire à Calais, Bernard Cazeneuve, Ministre de l’Intérieur, a annoncé le 21 octobre 2015 la mise en oeuvre d’un effort exceptionnel en termes d’accompagnement humanitaire des migrants.

Parmi les mesures, il est proposé aux migrants qui le souhaitent de quitter Calais et de bénéficier de meilleures conditions d’accueil afin que soit traitée leur demande d’asile ou envisagé un retour-réinsertion dans leur pays d’origine. Ce dispositif vise à humaniser les conditions de vie des migrants à Calais, limiter la concentration migratoire dans le Calaisis, à offrir aux migrants des solutions de prise en charge à l’extérieur de Calais, à permettre à ces personnes de reconsidérer leur projet d’immigration au Royaume-Uni, et à veiller à une dignité de la prise en charge sur place.
Depuis le 21 octobre dernier, un recensement des capacités d’hébergement de ces migrants est lancé. Ce recensement est distinct du recensement initié en septembre pour les Syriens arrivés en Allemagne, et du recensement des places d’hébergement recensées pour la période hivernale. Il s’agit donc de nouveaux lieux d’hébergement.
Les critères de ce recensement sont les suivants :
– d’abord, conditions d’accueil doivent être dignes, notamment pour ce qui concerne l’hébergement ;
– ensuite les propositions d’hébergement se font selon la logique de la co-construction avec le maire dont l’accord est nécessaire ;
– enfin, l’accueil est conditionné à un accompagnement social.
En Haute-Garonne, à ce stade, 61 personnes, arrivées dans la nuit de mercredi, sont hébergées dans deux centres d’hébergement, l’un à Bagnères-de-Luchon (50 personnes) et l’autre à Toulouse (11 personnes). Elles sont originaires principalement du Soudan, mais également du Pakistan, d’Érythrée, d’Irak, d’Iran, d’Afghanistan, d’Éthiopie, de Somalie et du Tchad. Ces migrants ont vocation à rester dans ces lieux d’hébergement le temps que leur situation administrative soit examinée et que des solutions à plus long terme soient envisagées, en fonction de leur statut juridique. certains ont déjà demandé l’asile et pourraient bénéficier du statut de réfugié. D’autres peuvent avoir vocation à repartir dans leur pays d’origine ou dans un pays tiers. Un accompagnement en fonction de leur situation administrative sera mis en place.
D’ores et déjà, Pascal Mailhos, préfet de la Haute-Garonne, tient à saluer l’implication de l’ensemble des services et acteurs locaux et associatifs qui ont permis d’organiser, dans des délais, cette prise en charge : collectivités territoriales, Direction départementale de la cohésion sociale, OFII, associations caritatives…



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