3 ans de démocratie locale à Toulouse

Depuis le 21 juin nous avons visité tous les secteurs toulousains en rencontrant les élus de chaque quartier (majorité comme opposition), en analysant les problématiques posées et en relayant les échanges tenus en réunions publiques. Le circuit touche maintenant à sa fin. Pour conclure notre  série, votre hebdomadaire vous propose deux visions du concept de démocratie locale, avec les interviews de deux élus spécialistes : Jean-Michel Fabre, adjoint au Maire en charge du dispositif actuel, et Jean-Luc Moudenc, l’ancien Maire, qui a mis en place le dispositif dès 2001. Deux élus se livrent aux Toulousains…

Voici donc six semaines que nous parcourons la ville secteur par secteur. A chacun ses spécificités, à chaque quartier ses particularités et ses préoccupations. A chaque élu sa perception des choses, sa méthode. Certains font des diagnostics en marchant, d’autres multiplient les réunions en les géolocalisant, ou en ciblant la thématique. Les adjoints de secteur de l’équipe municipale actuelle tiennent globalement le même discours et partagent la même  volonté de créer du lien entre les Toulousains. Faire des ponts entre les quartiers, encourager les échanges, une volonté exprimée avec tellement de foi et de force qu’elle nous ferait presque oublier que la réalité de la ville est plus à l’anomie qu’à la solidarité. Peut-on imposer à des personnes habituées à l’anonymat de la ville une forme de cohésion ? Depuis sa mise en place en 2001, le dispositif de la démocratie locale a permis l’émergence de questions urbaines essentielles. L’élargissement du débat enclenché par la municipalité actuelle a permis d’enrichir et de dégager d’autres pistes de réflexion, d’améliorer la représentativité des habitants. Les problématiques récurrentes soulevées par les Toulousains qui participent aux réunions sont sans surprises. Le top 5 regroupe des problématiques communes à toutes les grandes villes : le stationnement, les transports, la circulation, les travaux et la densification. A ne pas négliger non plus les remarques ciblées sur l’inondabilité, les nuisances sonores, la sécurité routière, la propreté et l’insécurité. A ces grandes lignes se rajoutent bien sûr des problèmes plus spécifiques à chaque quartier. Toulouse quatrième ville de France, et il semblerait que sa croissance ne soit pas prête de s’interrompre ! Grande place universitaire, capitale aéronautique et spatiale, une qualité de vie et une situation géographique enviable, sont autant d’atouts pour la « ville rose ». Plus d’habitants, plus de voitures, plus d’immeubles… toujours plus ! Comment faire en sorte que cette logique du « plus » perturbe au minimum la vie de la ville sans ralentir son inévitable développement ? L’équation est complexe et les choix politiques cruciaux. L’avis et la voix des Toulousains seront-ils la clé de ces grands paris d’avenir ?

Nul doute que la question de la démocratie locale sera donc un enjeu majeur lors des  échéances électorales locales à venir. Quelle vision pour Toulouse, mais surtout quelle méthode pour donner une vraie place à l’opinion des Toulousains ?

 

Les chiffres en images

Pour chaque secteur, la courbe représente l’évolution du nombre effectif de participants aux commissions par semestre. Les barres présentent le nombre d’inscrits aux réunions  par quartier à l’intérieur de chaque secteur. Ces données sont librement consultables sur le site de la Mairie (www.toulouse.fr)

 

 

 

 

 

 

Interview Jean-Michel Fabre

 

Interview Jean-Luc Moudenc



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