Zone de montagne pyrénéenne: Un emploi sur six est touristique

Derrière les Alpes mais devant tous les autres massifs montagneux de France, les Pyrénées génèrent 16% d’emplois liés au tourisme, soit un total de 8 600 emplois par an. Logiquement, ces derniers se situent essentiellement dans les stations.

 

Des pistes enneigées aux sommets verdoyants à gravir, les montagnes offrent de vastes opportunités aux touristes, été comme hiver, encore faut-il que des professionnels s’engagent à en assurer la sécurité, le bon fonctionnement et les services indispensables. Pour cela « l’emploi touristique y est quantitatif mais aussi qualitatif », souligne Marc Carballido, président de la Confédération pyrénéenne du tourisme. Pour adapter les politiques publiques en la matière, l’Insee a réalisé une étude sur la zone de montagne des Pyrénées, du  Languedoc-Roussillon à Midi-Pyrénées, pour l’année 2009. L’enjeu étant de comptabiliser les emplois mais aussi d’identifier leur situation géographique ainsi que leur forme et leur durée. Seuls ont été pris en compte les salariés évoluant dans des établissements fournissant directement des biens et services aux touristes. Ainsi, ce sont 8 600 emplois par an qui se trouvent directement liés au tourisme, soit un sur six. Cette part reste toutefois inférieure aux Alpes mais au-dessus des statistiques des autres massifs hexagonaux, sachant qu’au sein même des Pyrénées, le poids peut passer de 8 à 26% selon les départements. Ce sont les Hautes-Pyrénées qui affichent le plus haut taux d’emploi touristique (25% de l’emploi total) quand la moitié des emplois du « 65 » est regroupée en zone de montagne. En Haute-Garonne, presqu’un emploi sur quatre est lié au tourisme mais ils ne sont que très peu situés en zone montagneuse, Toulouse en générant de nombreux.

 

Les saisonniers minoritaires

 

Sans surprise, les emplois touristiques se trouvent, pour deux-tiers d’entre eux, dans les stations, soit 5 600, quand 8% seulement se situent en dehors. De même, l’hébergement reste le plus grand pourvoyeur d’emploi touristique (33%), devant les remontées mécaniques (16%) et le commerce. Il existe cependant une particularité pour certains secteurs d’activité tels le thermalisme et le commerce alimentaire. Il semblerait que le premier soit une spécificité des Pyrénées puisqu’il concentre six fois plus d’emplois dans nos montagnes que dans les autres massifs. Quant au second, son poids, 1.6 fois plus élevé sur la chaîne, tend à prouver que les Pyrénées génèrent essentiellement un tourisme estival. Et l’étude de la saisonnalité témoigne de ce phénomène : un pic de 10 900 emplois touristiques est observé en août, soit un emploi sur cinq. Cependant, lissé sur toute l’année 2009, la courbe des emplois saisonniers reste relativement équilibrée dans les Pyrénées, tout en amorçant une hausse en juillet et février naturellement. La cause en serait le thermalisme qui permet de pérenniser des emplois sur les périodes dites « creuses » du printemps et de l’automne. Ainsi, les emplois saisonniers estivaux et hivernaux ne représentent que 15% du volume annuel dans les Pyrénées. Même s’ils ne sont pas majoritaires, ils permettent aux étudiants de pouvoir travailler durant les vacances scolaires et à d’autres « de joindre les deux bouts »… pendant que les touristes s’adonnent aux joies du ski ou de la randonnée.

Séverine Sarrat



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