Visite ministérielle de Michel Sapin: Le Ministre affûte ses outils « pour défier le chômage »

Pierre Cohen, maire de Toulouse, Michel Sapin, ministre du Travail, de l’emploi et de la formation professionnelle et du dialogue social, Henri Michel Comet, préfet, à la mission locale Bagatelle/Faourette

Le 31 octobre dernier, Michel Sapin, ministre du Travail, de l’emploi, et de la formation professionnelle et du dialogue social est venu en visite à Toulouse. L’occasion pour lui de passer en revue les dispositifs et outils mis en place pour lutter contre le chômage.

« Emplois d’avenir », « contrats de génération », emploi des jeunes, la visite du ministre du Travail, de l’emploi et de la formation professionnelle et du dialogue social, Michel Sapin le 31 octobre dernier était bel et bien dédiée à l’emploi. Dans la matinée, Michel Sapin a visité le forum « le 31, on recrute à Reynerie ». Une journée de recrutements durant laquelle il s’agissait de mettre en relation directe, demandeurs d’emploi résidant en Zones Urbaines Sensibles (ZUS) et entreprises. Les trente-cinq entreprises participantes proposaient quelque 120 postes à pourvoir. « En parcourant ce forum de l’emploi, j’ai été frappé par la vitalité et l’enthousiasme des gens que j’ai vus. J’y ai croisé des personnes différentes mais qui parlaient pourtant le même langage, celui de l’ambition de réussir. Ambition d’autant plus légitime quand on n’a que son travail et son mérite ». a déclaré le Ministre de l’emploi avant de déjeuner au bar associatif de  Bagatelle, géré par la régie de quartier Desbals services, Michel Sapin s’est rendu à la mission locale de Bagatelle/Faourette. Après avoir échangé quelques mots avec des jeunes insérés dans des dispositifs d’aide à l’emploi, le Ministre a participé à une table ronde avec des employeurs de l’agglomération toulousaine pour faire un point sur la situation un an après la mise en place du dispositif « emplois d’avenir ». D’après l’observatoire des ZUS, les Zones Urbaines Sensibles comptent 23% de chômeurs en moyenne. Un taux deux fois et demi plus important que dans le reste du territoire qui toucherait plus particulièrement les jeunes.

 

« De vrais emplois avec de vraies formations »

Pour Michel Sapin, ce dispositif n’est « pas un artifice. Ce sont de vrais emplois avec de vraies formations. Nous ne sommes pas là pour faire du chiffre mais si nous atteignons les objectifs, c’est bien. » Autour de la table, des jeunes, leurs tuteurs et leurs employeurs témoignent de leur expérience. A l’exemple du Maire de Cugnaux Philippe Guérin qui explique : « Nous n’avons pas pris que des jeunes de Cugnaux, nous avons « mixé ». Le plus difficile a été de tenir le délai (de mise en oeuvre, ndlr). Pour le moment, nous avons ouvert 6 postes sur 11, nous remplissons les besoins que nous avons. Cela rend service aux jeunes et à la collectivité. Il ne s’agit pas de rajouter une couche de salaires mais de préparer les départs à la retraite.» Christine Courade, élue toulousaine au personnel territorial, précise qu’à Toulouse, 80 « emplois d’avenir » ont été ouverts. Pour le Ministre, « Les emplois d’avenir s’adressent aux jeunes qui ne sont ni en emploi, ni en formation, ceux qui sont sortis du système scolaire et qui ne sont plus nulle part. Sans les emplois d’avenir, les jeunes qui sont dans cette situation n’accèdent pas à l’emploi. » Le déplacement ministériel s’est achevé sur le site d’Airbus par la visite d’une chaîne d’assemblage de l’A330 durant laquelle Michel Sapin a rencontré des responsables d’entreprises et échangé avec eux sur la mise en œuvre des « contrats de génération ». Un dispositif que le ministre considère comme un « outil pour défier le chômage ».

Marie-Agnès Espa

 

 



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.