Véolia Propreté ; La valorisation des déchets, c’est l’avenir !

Jean-François Rezeau

Véolia Propreté ne connaît pas la crise et pour cause, son chiffre d’affaires est en augmentation de 3% en 2011. A ce titre, la société qui propose aux collectivités, mais aussi aux industries et au tertiaire, des solutions de gestion de leurs déchets, a pu développer son engagement environnemental et son ancrage local. Jean-François Rezeau, directeur régional de Véolia Propreté Midi-Pyrénées/Béarn, fait le point sur les activités de son entreprise et expose ses projets.
 

Une croissance du chiffre d’affaires, le maintien des investissements locaux significatifs et le développement de technologies et de filières de valorisation, autant d’indices de la bonne santé de Véolia Propreté qui pourtant avoue «être un indicateur fort de l’économie locale à travers le tonnage de déchets traités. En effet, plus les entreprises travaillent et plus elles génèrent de déchets, aujourd’hui c’est le contraire, la collecte a diminué de 10% !» explique Jean-François Rezeau, directeur régional. Toutefois, cette diminution ne pénalise pas l’entreprise qui affiche un chiffre d’affaires de 84.4 millions d’euros, soit une augmentation de 3% pour 2011. «Ces bons résultats sont la conséquence du maintien des prix de la valorisation des matières premières ainsi qu’une bonne dynamique de nos activités», commente le représentant régional de Véolia Propreté. C’est donc en remportant des marchés publics tels que celui des colonnes enterrées de la communauté urbaine Toulouse Métropole que Véolia Propreté peut s’enorgueillir d’un bilan positif. De même, le gain d’un contrat industriel avec les laboratoires Pierre Fabre pour lequel Véolia Propreté collectera et valorisera les déchets, et celui du contrat de collecte, traitement et valorisation des déchets industriels banals et cartons/journaux de Newrest, contribuent au développement de la société. Recettes que l’entreprise réinjecte, à hauteur 97.4%, dans l’économie régionale, c’est-à-dire dans l’achat de fournitures, la rémunération des salariés, le développement des activités et les taxes locales.

 

La valorisation reste une priorité

Pour Jean-François Rezeau, ce sera bien dans le secteur de la valorisation que les investissements de l’entreprise auront lieu au niveau régional. «Aujourd’hui, il reste encore de nombreuses possibilités de créations d’entreprises et donc d’emplois sur la valorisation des déchets, mais cela a un coût car, avant de réintroduire une matière dans le circuit, il faut d’abord la traiter, la préparer, la travailler ce qui demande un gros investissement», confie le directeur régional de Véolia Propreté. En 2011, la valorisation des déchets représentait 51.5% du chiffre d’affaires de l’entreprise quand la collecte en représentait 48.5%, et cette répartition devrait se développer de plus en plus dans le domaine de la valorisation. En Midi-Pyrénées, ce sont 342 220 tonnes de déchets qui ont été valorisées par Véolia Propreté sur 302 050 tonnes collectés. Le ratio devrait donc augmenter car les collectivités qui fonctionnent pour l’instant en régie, reviennent sur leur choix et recommencent à faire appel aux entreprises privées pour le traitement de leur déchet : «A Montauban, par exemple, la mairie a décidé de déléguer cette activité depuis 2010 et d’autres suivront», prédit Jean-François Rezeau. 11 800 tonnes de déchets émanant des collectivités locales ont ainsi été recyclées en 2011, ce qui représente 15.5% du chiffre d’affaires de Véolia Propreté. Cette dernière mise également, outre la valorisation matière, sur la valorisation énergétique. Cette source d’énergie est en voie de développement et l’entreprise qui en tire 28% de son chiffre d’affaires reste fière de sa principale exploitation en la matière : la Société d’Exploitation Thermique du Mirail (SETMI) qui permet d’alimenter en eau chaude et en chauffage, quelque 9 000 logements.

 «Construire le demain»

Avenir du secteur du traitement de déchets, la valorisation de ces derniers s’avèrent donc être la priorité de Véolia Propreté. Ainsi, l’entreprise, dotée d’une enveloppe globale de 7.8 millions d’euros pour 2012 n’en consacrera que 3 millions au renouvellement de son matériel et allouera le reste aux grands projets de valorisation des déchets collectés. «Nous continuons à construire le demain !» confirme Jean-François Rezeau, «et l’avenir se trouve dans la valorisation et notamment, dans le bio-déchet.» Cette filière est amenée à se développer car la règlementation impose maintenant aux sociétés qui rejettent plus de 20 tonnes de déchets par an, et plus particulièrement à la grande distribution, à les traiter obligatoirement. Ainsi, un nouveau marché s’ouvre à Véolia Propreté qui, en ce sens, s’apprête à créer une plateforme de compostage des déchets verts et des bio-déchets. Prévu dans le secteur de Grenade, ce centre permettra de traiter jusqu’à 30 000 tonnes de déchets verts par an, dont 11 000 tonnes de bois pour un investissement de 2.2 millions d’euros. Dans la même veine, Véolia Propreté prévoit de modifier la ligne de tri et le broyage des Combustibles Solides de Récupération (CSR) de Villeneuve-Tolosane à hauteur de 3.5 millions d’euros.

Par ses investissements et son savoir-faire, Véolia Propreté dit garantir ainsi le respect de l’environnement et concrétise cet engagement par la signature de la stratégie nationale pour la biodiversité répondant aux objectifs du Grenelle de l’Environnement.

 Séverine Sarrat



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