UNITI fait l’unanimité: L’Université Fédérale de Toulouse sur les rails !

Un petit pas pour l’IdEx, un grand pas pour l’Université de Toulouse ! Le projet IdEx – UNITI qui vise à positionner Toulouse comme un site universitaire de référence internationale pour l’excellence de sa recherche et de sa formation a été voté à l’unanimité fin décembre. Bienvenue à la future Université Fédérale de Toulouse !

 

Miracle de Noël ? Le projet UNITI, porté par l’Université de Toulouse et lauréat du programme Initiative d’Excellence des Investissements d’Avenir en février 2012 mais soumis depuis à de fortes turbulences internes, a été voté à l’unanimité le 19 décembre par le Conseil d’Administration du PRES de Toulouse. Cette trêve des confiseurs avant l’heure prend la forme d’un « document delta » issu d’une concertation de plusieurs mois entre les acteurs concernés. Et concrétise la volonté des partenaires du PRES de « porter l’ambition d’un rapprochement des établissements en donnant naissance dès 2014 à une Université Fédérale de Toulouse à la fois attractive, dynamique et reconnue internationalement.»

 

Recherche et formation au cœur du projet d’Université fédérale

 

Tout un programme entériné ce même 19 décembre à Paris par la signature du commissaire général aux Investissements Louis Gallois et la ministre de l’Enseignement supérieur Geneviève Fioraso. Sur la base des nouvelles dispositions adoptées relatives à la gouvernance et aux différents axes programmatiques, la voie semble donc désormais libre pour construire cette future Université Fédérale qui doit voir le jour dès 2014. Fidèle à l’objectif et au dossier Idex initiaux, cette Université porte une ambition et une stratégie partagée de renforcement de l’attractivité du site toulousain et d’excellence scientifique et pédagogique mais sur fond également de mobilité et de diversité des talents, de respect de la mission de service public de l’université, de transdisciplinarité et de développement économique. Concrètement, le programme de l’Idex toulousain baptisé UNITI (UNIfied Toulouse Initiative) s’articule autour de deux piliers « recherche » et « formation ».

L’action Recherche répond à cinq principes et inclut sept programmes : les 7 LabEx toulousains (Laboratoires d’Excellence financés dans le cadre des Investissements d’Avenir), les Chaires d’attractivité visant à attirer des scientifiques séniors à très forte visibilité internationale, un programme de soutien aux nouveaux entrants extérieurs, deux programmes blancs « Emergence » et « Transversalité » dont l’objectif est de favoriser les avancées scientifiques ou technologiques de rupture et les collaborations multidisciplinaires. Deux autres programmes dits structurants pour la politique de site concernent les « Equipements » et les « Actions thématiques stratégiques » qui ciblent, dans un premier temps, les priorités et pôles de compétitivité régionaux, aérospatial, cancer, gestion durable des ressources naturelles pour l’alimentation et le changement climatique et sont censés faire une large part aux sciences humaines et sociales. L’action Formation vise, elle, une meilleure attractivité des formations, une meilleure interdisciplinarité, un meilleur emploi des docteurs et une meilleure place de l’université dans le tissu socio-économique et met en avant également la formation en ingénierie, point fort de Toulouse, ou encore la formation tout au long de la vie, grâce à sept programmes complémentaires dont les trois « IDEFI » (formations innovantes) également labellisés par les Investissements d’Avenir.

 

UNITI : retour sur les faits, des ambitions à la réalisation

 

Dense et ambitieux, ce projet UNITI se veut une réponse aux objectifs de l’appel à projets Initiatives d’Excellence, intégrées dans le programme des Investissements d’Avenir : Créer en France des sites universitaires capables de rivaliser sur l’échiquier mondial avec Cambridge, Heidelberg ou Harvard. Présenté en 2010 et retenu début 2012, le projet de cette Université de Toulouse nouvelle donne revient pourtant de loin, mis à mal dans les dissensions qui ont suivi, notamment, les changements de présidence des universités Toulouse II et III (Mirail et Paul Sabatier) et le refus de l’UT1 (Capitole) de ratifier le premier protocole en octobre. Le dernier épisode, conclu par cette signature unanime et inespérée, aurait donc pu s’intituler « Il faut sauver le soldat Idex » ! C’est grâce à « l’intelligence collective », au « retour d’une dynamique de confiance », à la « mobilisation de bonnes volontés à avancer ensemble » que le projet a pu évoluer, notamment sur la gouvernance de la future entité, ont rappelé le 19 décembre Marie-France Barthet, présidente du PRES, et les représentants des Universités Toulouse I, II et III, l’INPT, l’INSAT, l’ISAE, le CNRS, l’INRA, l’INSERM, l’IRD. Si l’accord sur le document delta témoigne de l’engagement mutuel des partenaires, il permet surtout de poursuivre le processus qui va s’articuler autour de plusieurs groupes de travail qui rédigeront les autres annexes, notamment le volet financier répartissant les budgets entre les différentes actions et organisations et les annexes relatives aux indicateurs et jalons de succès, à l’inclusion des LabEx et des Idefi, au positionnement de l’IdEx dans l’écosystème local. « Il s’agit en quelque sorte d’écrire le règlement intérieur » de la future Université, devenue fédérale (et non plus une fusion), avec l’objectif de signer en mars 2013 la convention attributive de financement. La route est encore longue d’ici 2014 mais la fin d’année 2012 semble avoir signé la fin des querelles et l’heure semble désormais être à la « fédération » des ambitions.

 

Alexandra Foissac



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