Union régionale du commerce: Mutualiser les moyens pour devenir force de proposition

Officialisée le mois dernier, la toute nouvelle Union régionale du commerce de Midi-Pyrénées commence à s’organiser pour aider les commerçants à s’adapter aux évolutions mais aussi pour renforcer leur compétitivité.

 

Née au début de la mandature de Didier Gardinal à la CCI Midi-Pyrénées, à la demande des élus des CCI locales, l’idée d’un groupement régional dédié aux commerçants vient enfin de voir le jour. Il s’agit donc de transposer à un niveau supérieur ce qui existe déjà au plan départemental, à savoir des fédérations réunissant les associations de commerçants. « Cette nouvelle entité est en réalité la fédération des fédérations des associations », explique Benoît Bougerol, trésorier de l’Union régionale du commerce de Midi-Pyrénées, qui regroupe quelque 10 000 adhérents. « Le but ultime est de faire profiter des compétences développées par un département à tous ceux de Midi-Pyrénées », précise le trésorier de l’Union. Le premier objectif affiché est alors de mutualiser les moyens et les expériences de chacun, car « un commerçant isolé est en danger », affirme-t-il. De plus, certains départements ayant développé des compétences telles l’aménagement des centres-villes, l’animation commerciale ou encore la gestion de cartes de fidélité, « peuvent former les techniciens des agglomérations voisines et ainsi améliorer leur compétitivité », précise Benoît Bougerol.

 

 Difficulté à Toulouse

 

L’Union sera donc le relai régional des fédérations départementales pour ainsi devenir une force de proposition : « nous donnerons les moyens aux associations de commerçants de dialoguer avec les maires de leur commune sur des questions d’aménagement du centre-ville », explique Benoît Bougerol, « mais nous épaulerons également les présidents de ces dernières en les formant, notamment à la prise de parole et à l’exposition de projets concrets. » Ces actions viennent combler un vide au niveau régional puisqu’aucune instance ne rassemblait, jusqu’à présent, les fédérations départementales « pour parler au nom de tous. » Parfois même, dans quelques zones, les associations de commerçants ne sont pas regroupées, comme en Haute-Garonne par exemple. « Christine Le Galo, présidente de la commission commerce à la CCI de Toulouse, avait déjà relevé l’importance de démultiplier les actions des associations par une représentation fédérale. C’est désormais chose faite, grâce à l’Union », se félicite son trésorier. Seul bémol, la trentaine d’associations toulousaines ne s’entend pas forcément et ne sont donc pas prêts à collaborer entre elles. « C’est effectivement une particularité de la ville avec laquelle nous devrons composer. Toutes n’adhèreront pas au projet, à nous de leur expliquer que le travail collectif est bénéfique », avoue B. Bougerol.

Séverine Sarrat

 



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