Un sommet économique franco-chinois à Toulouse

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Hier soir, le sommet économique franco-chinois a débuté à Toulouse par une soirée inaugurale à laquelle étaient invités 300 chefs d’entreprise. Objectif : tisser des liens, et développer les relations commerciales entre les deux pays.  Un sommet quelque peu hanté par la privatisation de l’aéroport…

 

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La manifestation du collectif anti-privatisation hier à Jean-Jaurès

Un sommet qui tombe à pic… Alors que Manuel Valls et le premier ministre chinois sont à Toulouse aujourd’hui, le collectif contre la privatisation de l’aéroport a manifesté hier place Wilson pour interpeller le gouvernement mais aussi le maire de Toulouse. La disparition de Mike Poon, les soupçons de corruption, l’origine des fonds de la transaction et l’augmentation prévue du trafic de l’aéroport sont autant de points soulevés par le collectif.

Au même moment, le sommet économique débute au 6ème étage des Galeries Lafayettes. Les préoccupations sont tout autre. Sybille Dubois-Fontaine Turner, directrice générale du Comité France-Chine qui organise ce sommet en rappelle les objectifs : « un moment de rencontres, d’échanges, de networking » résume-t-elle. Deux thèmes principaux vont monopoliser ce sommet : « l’environnement, car à l’heure de la Cop 21 en France, ce sujet touche également la Chine qui est moteur de solution sur cette problématique ; et la révolution digitale pout mieux produire demain », cite la directrice générale du Comité France-Chine.

Marie-Ange Debon, directrice générale adjointe du groupe Suez environnement (présent depuis 30 ans en Chine) précise que « l’environnement est une priorité pour le gouvernement chinois ». Le groupe jusqu’à présent recentré sur la gestion de l’eau en Chine étend son partenariat avec certaines communes en ce qui concerne la gestion des déchets. Les entreprises Dassault systèmes, Schneider electric, et Airbus étaient notamment présentes hier soir à la soirée inaugurale, dans le même objectif d’étendre leur relation commerciale avec la Chine. Airbus a d’ailleurs remporté un gros contrat auprès de l’entreprise China Aviation Supplies Holding Company, pour 75 appareils de la gamme A330, une commande évaluée à plus de 16 milliards d’euros.

Malgré une baisse de sa croissance, la Chine reste une cible commerciale de premier choix pour les entrepreneurs français. Et réciproquement… Le pays a énormément investi à l’étranger et notamment en France. La question de l’aéroport qui plane sur ce sommet a été abordée hier par André Chieng, vice-président du Comité France-Chine : « La question qui se pose est pourquoi les chinois ont investi à Toulouse ? Parce qu’ils pensent qu’il y a un fort potentiel de développement économique, ce ne sont pas des mécènes mais des gens qui veulent gagner de l’argent… Et puis la ligne directe Toulouse/Chine sera très importante pour favoriser les échanges. » Un point de vue.

Pas un mot sur la disparition de l’homme d’affaire chinois Mike Poon. Mais Manuel Valls a annoncé à la Dépêche du Midi ne pas être inquiet à ce sujet : « La société (Friedmann Pacific AM, dont M. Poon est le PDG, ndlr) concernée n’a que des liens indirects avec le consortium chinois qui a acquis une partie du capital de l’aéroport. Par conséquent, ceci n’affecte en rien le fonctionnement de Toulouse-Blagnac » Pas sûr que cela rassure pour autant le collectif anti privatisation…



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