Trouver le financement pour votre projet immobilier

Sébastien Rue

Sébastien Rue, directeur associé de «Facility patrimoine» (gestion de patrimoine, financement et promotion immobilière), fait le point sur les possibilités de financement et sur l’état du marché immobilier à Toulouse. Pour lui, même si certains effets de la crise sont réels, c’est le moment d’investir.

Aujourd’hui si l’on souhaite acheter, et avoir le financement le plus pertinent possible, quel est le mode opératoire ?

En premier lieu, nous devons évaluer les besoins. Il s’agit de mettre la meilleure solution financière en face d’un projet. Il faut ensuite définir l’architecture du prêt envisagé : un «lissage» avec d’autres prêts en cours ? Intégration ou rachats ? Ensuite, le plus efficace est de passer par un courtier comme nous, qui va vous mettre un partenaire financier en face. Soit le projet est très simple, le profil très bon, et on cherche alors le banquier avec lequel le coût financier est le plus bas. Soit le projet est un peu plus complexe, et il va falloir trouver le banquier susceptible de suivre le client. L’objectif du courtier est certes d’obtenir un crédit à son client, mais surtout aux meilleures conditions.

Nous sommes dans un période dite de crise, les banques sont-elles pour autant «frileuses» ?

Elles sont sans conteste un peu plus «frileuses». Nous arrivons toujours à financer, mais les négociations sont plus difficiles sur les conditions. Il faut parfois discuter avec plusieurs établissements bancaires pour obtenir un accord. Pour parler clair, aujourd’hui un client qui ne passe pas par un courtier, qui monte son dossier seul, prend le risque de ne pas utiliser la bonne présentation, la bonne formulation… Nous sommes là pour tout régler de A à Z : le montage, le coût et la finalisation de l’accord.

Toulouse reste un investissement sûr

 

Quel est l’état de santé du marché immobilier à Toulouse ?

Le marché du neuf ne se porte clairement pas bien avec l’arrêt programmé de la loi Scellier, qui provoque le doute chez les clients. Même si les prix restent justifiés par les normes BBC (Bâtiment Basse Consommation), il y a moins d’incitations fiscales et le marché du neuf est toujours très largement porté par le particulier investisseur qui souhaite «placer» dans un investissement patrimonial. Mais Toulouse reste une ville attractive et le marché immobilier s’y porte plutôt bien malgré la crise. L’agglomération est en pleine explosion démographique et cela ne vas pas s’arrêter là. Les prévisions font que nous serons la deuxième métropole de France dans quelques années. Toulouse reste donc d’un point de vue immobilier un investissement sûr.

La période électorale dans laquelle nous sommes, avec beaucoup de discours sur la fiscalité, incite-t-elle à investir dans l’immobilier ?

Les banques réagissent, elles, plutôt en réaction au contexte international, à la crise. Le particulier utilise, lui, le prétexte des élections pour ne pas faire. Oui, il y a une réelle frilosité du particulier à se lancer dans une opération immobilière en ce moment. Mais cela reste uniquement un frein d’ordre psychologique. Les élections ne changeront rien à notre quotidien. Nous ne pensons pas qu’il y aura des évolutions flagrantes ! Un investissement n’est pas plus ou moins pertinent maintenant, qu’il ne le sera dans six mois ou un an. Je ne vois donc pas l’intérêt d’attendre, si ce n’est de croire que le marché va baisser. Or, sur Toulouse et sa périphérie je ne le pense pas, je suis même persuadé du contraire.

Propos recueillis par Thomas Simonian

Facility patrimoine – 3 rue Paul Rocaché 31100 Toulouse – Tel : 05 61 30 32 92

 



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