Toulouse Tech Transfert: La concrétisation du travail de la SATT

La SATT Midi-Pyrénées, Toulouse Tech Transfert, vient d’officialiser son travail de valorisation des recherches publiques auprès de l’Université Toulouse 1 et l’INP en signant des conventions de partenariats. Elles permettront à la Société d’Accélération de Transfert de Technologie d’exploiter également la propriété intellectuelle des établissements toulousains.

 

Depuis le 25 janvier dernier, date de la création de Toulouse Tech Transfert (TTT), la SATT de Midi-Pyrénées s’évertue à valoriser les recherches publiques effectuées par les universités et écoles de la région, voyant naître un premier projet en mai 2012. Puis ces derniers s’enchaînent et les acteurs de TTT éprouvent le besoin de formaliser leur partenariat : les laboratoires réalisent les recherches, qu’elles soient du domaine de l’informatique, des sciences pour l’ingénieur ou de la santé, quand TTT les transforme en projet concret et commercialisable. Ainsi la collaboration a accouché d’une vingtaine de projets cette année mais «l’objectif serait d’atteindre les soixante projets par an pour dix créations d’entreprises exploitantes», confie Pierre Dufresne, président de Toulouse Tech Transfert. Par la signature de cette convention, l’Université Toulouse 1 et l’INP s’engagent également à abandonner leur propre outil de valorisation (SAIC) pour attribuer à TTT les prérogatives en matière de propriété intellectuelle. «Notre vocation première reste de fournir des bases, autrement dit la recherche, mais il nous fallait un organisme capable d’assurer les compétences inhérentes à leur valorisation très bien maîtrisées par TTT, d’où notre association», témoigne Bruno Sire, président de l’Université Toulouse 1 Capitole. L’INP, qui dispose de centaines de brevets actifs se trouve également parmi les premiers intéressés par ce partenariat car «nous arrivions au bout de nos capacités en termes de valorisation de nos recherches, et c’est là que la SATT est intervenue», explique Olivier Simonin, président de l’Institut National Polytechnique de Toulouse.

 

La recherche publique

 

Bénéficiant de 70 millions d’euros de dotation sur dix ans, Toulouse Tech Transfert voit les projets se multiplier notamment celui apporté par l’Université Toulouse 1 Capitole. L’établissement est en passe d’effectuer un dépôt de financement pour un serious game juridique. Cette plateforme internet devrait permettre à tout un chacun d’accéder à une aide juridique via internet : «Par exemple, si une personne est mise en garde à vue et qu’elle ne sait pas ce à quoi elle a droit, elle pourra consulter le site, entrer le mot-clé «garde à vue» et avoir à disposition tous les conseils nécessaires, via un langage simple et compréhensible de tous», explique, Bruno Sire. Le travail des chercheurs ainsi achevé, TTT prend le relais afin de mettre en relation l’université avec des entreprises susceptibles de porter le projet, de le développer puis de le commercialiser. L’exploitant prendra sûrement la forme d’une association entre un professionnel et la faculté. Ainsi une société locale pourra exploiter la recherche publique au profit des établissements. Car, pour faire d’une pierre deux coups, le partenariat permet aussi de générer des emplois, au sein de la SATT comme dans les entreprises associées aux projets. «TTT emploiera 30 personnes au total d’ici la fin de l’année. Nos agents de valorisation suivent les projets et parviennent en général à intégrer les entreprises qui ont pris le risque de s’engager dans un projet pris en charge par la SATT», se réjouit Pierre Dufresne.

 

Séverine Sarrat



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