Toulouse débarque sur le web

Planète bureau est une série à la sauce caméra café qui raconte les aventures de Marguerite Verdier nommée responsable développement durable en entreprise. Chaque épisode, tourné à Toulouse et diffusé sur internet, tend à faire germer avec humour et malice une conscience verte dans le monde du travail. Quand Toulouse met le développement durable en boîte…

L’histoire de Planète bureau est avant tout une rencontre d’hommes et de femmes : «Nous étions tous armés pour le développement durable, à batailler dans notre coin, puis nous nous sommes trouvés», explique Laurence Le Blevec, gérante de Planète bureau, «via mon association Pollens, je suis allée à la rencontre d’acteurs de terrain et j’ai croisé la route de Daniel Luciani, d’Icom et de Florence Dottin-Alma de la compagnie du 4 : ça a été un vrai coup de foudre.» Car faire évoluer les mentalités en entreprise vers des comportements plus durables, n’est pas une sinécure, mais cette équipe a décidé de cultiver humour et écologie et ça marche ! Enfin, c’est l’histoire d’un projet d’envergure, porté par trois structures partenaires : la Région Midi-Pyrénées, l’Ademe et l’Arpe, structurés en SAS en 2011 puis rejoints en 2012 par la Carsat, l’Agence eau Adour-Garonne, la CRCI et le groupe Afnor. Une équipe technique, qui regroupe la crème des professionnels de Midi-Pyrénées apporte alors son savoir-faire au talent ambitieux du petit collectif d’acteurs. Au final une série de films courts, bourrés d’humour et d’intelligence à en faire pâlir les réfractaires à l’écologie…

Un nouvel épisode en ligne cette semaine

Déjà cinq épisodes, de trois minutes environ pour en apprendre sur le développement durable en entreprise grâce à des personnages hauts en couleurs jouant de dialogues pas piqués des vers. Le cinquième film, sur le thème de l’énergie est en ligne depuis cette semaine, s’ensuivront deux autres le 13 mars et le 10 avril abordant le stress au travail et le recyclage de l’eau. Catalyseur de bonne humeur, la série fait rire mais ne s’arrête pas là, car elle espère bien changer les mentalités avec sérieux. Une fiche ressource, farcie de bonnes idées pour injecter un peu de vert dans son entreprise, est associée à chaque épisode. Avec plus de 30000 vues sur Youtube sans compter les clics sur le site même de Planète bureau (planete-bureau.fr) et ceux qui relaient les épisodes, la série arrive comme un raz-de-marée sur la toile. Car l’attente est là : aujourd’hui Planète bureau est une belle plante et déploie ses racines : «On répond vraiment à un besoin de communiquer autrement sur le développement durable, pour accompagner les démarches de changements», termine Laurence Le Blevec, «ça intéresse les entreprises qui cherchent des outils innovants, positifs à qui nous pouvons apporter d’autres moyens de mobiliser les gens.» Et pour cause, suite à une commande de l’Agence Eau Adour Garonne pour sensibiliser les jeunes aux problématiques environnementales, un dérivé de la série a vu naître son premier épisode en janvier dernier, sous l’appellation «Planète Bahut».

En vert et contre tous !

Et l’équipe 100% Toulousaine de garder les pieds sur terre : les tournages ont lieu dans les locaux d’Icom, certains salariés de l’agence font carrément office de figurant, et chacun apporte son petit grain de folie : «Personne n’est figé dans son rôle. Planète bureau est avant tout une équipe polyvalente et heureuse et ça rend l’expérience humainement très riche.» Alors ce caméra café version écolo, un green business qui démarre ? En tout cas la série fait des émules. A ce jour 80 000 euros ont été récoltés et Planète bureau ne compte pas s’arrêter là : «On veut créer quelque chose qui fait du bien au gens, qui provoque le rire et permet d’intégrer un message de manière agréable» Aujourd’hui les projets s’enchaînent pour un objectif à 12 épisodes par an (selon finances) et un projet d’émission mensuelle amorcé avec TLT. Une série à verdir de plaisir dont on n’a pas fini d’entendre parler, à Toulouse ou ailleurs.


Planète bureau : des personnages souvent caricaturaux représentatifs des contradictions de tout un chacun…

-Marguerite Verdier, la Responsable Développement Durable  (dite «la ReuDeuDeu») : Envoyée en mission pour plusieurs mois elle tente de faire passer l’entreprise au vert malgré les réticences.

-Mr Gerbier : le chef ! Archétype du dirigeant ancienne génération, le développement durable ne passera pas par lui !

-Le commercial (dit Pat): Sur-consommateur, ce qu’il veut c’est plaire à tout prix.  L’écologie ? Si ça peut l’aider à draguer…

-Jennifer, l’hôtesse d’accueil : Naïve et candide, elle pousse la RDD à se dépasser.

-Nicolas, le responsable des achats : Jeune diplômé, il constate que la sphère professionnelle n’est pas tout à fait comme annoncé à l’école, et cela



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