Stress au travail: Le comble de l’informatique

Si l’informatisation prend une place de plus en plus importante dans notre quotidien, c’est également le cas dans le milieu professionnel. Normalement mis en place pour faciliter le travail des utilisateurs, certains logiciels s’avèrent plus compliqués à assimiler que d’autres et déclenchent chez certaines personnes, de véritables crises de stress.

 

Les critiques des salariés vis-à-vis des logiciels qui leur sont imposés sont souvent assimilées à de la résistance au travail, or il faut bien reconnaître que certains ne sont pas tout à fait adaptés aux différentes étapes qu’un employé doit réaliser pour atteindre un objectif. Ce dernier est alors forcé de recourir, seul, à des démarches annexes, et surtout supplémentaires, que le supérieur ne voit, et ne sait pas toujours ; c’est ce que l’on appelle du «travail caché». En effet, il existe souvent une différence entre le travail réel fourni et celui demandé par la hiérarchie. C’est ainsi que le travailleur peut ressentir un sentiment de frustration et se démobiliser, pour arriver à une situation de stress. De plus, la technologie poursuivant ses révolutions, les applications logicielles viennent encore compliquer l’adaptation du travailleur.

Les formations aux logiciels peuvent, en partie, pallier aux difficultés d’adaptation mais en aucun cas ne pourront, à elles seules, endiguer ce stress issu d’une mauvaise perception du travail effectué de la part de l’employeur. Il convient de se pencher, dans un même temps, sur la définition du statut du salarié, mais aussi sur le contexte environnant lui permettant de disposer de tous les éléments nécessaires. En résumé, pour aider un travailleur à réduire son stress, il faut tout simplement lui donner les moyens d’accéder, en un clic, à tous les supports dont il aura besoin tout au long des différentes étapes qu’il devra traverser pour parvenir à mener sa mission à terme. De même, une bonne entente et la mise en place d’un travail informatique d’équipe contribue à améliorer les conditions de travail et donc, à réduire les situations angoissantes. La solution ultime permettant une telle performance se situe dans les Gestionnaires Collaboratifs d’Activités et de Ressources.

Le problème devrait alors être pris à l’inverse : les logiciels devraient être malléables et adaptables à l’utilisateur et permettre de révéler ses talents plutôt que de l’asservir sans répondre forcément à tous les cas particuliers.

 

Séverine Sarrat



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