Sociétés coopératives et participatives de Midi-Pyrénées: Un bilan 2011 très positif

En dépit des difficultés économiques qui plongent le pays dans une crise sans précédent, on observe une forte volonté d’entreprendre mais autrement. Ainsi, afin de faire face aux dérives du capitalisme et de remettre l’homme au centre de l’entreprise, de plus en plus d’entrepreneurs de Midi-Pyrénées se tournent vers des statuts alternatifs, tels que les Scop et les Scic.

 

En 2011, on comptait pour la région Midi-Pyrénées quelque 13 créations de Scop et Scic ex-nihilo, ce qui représente 56 emplois répartis de la manière suivante : 5 pour l’Ariège (16 emplois), 2 pour l’Aveyron (4 emplois), 4 en Haute-Garonne (31 emplois) et 2 en Hautes-Pyrénées (5 emplois). De même, cinq Scop et Scic supplémentaires ont été créées par transmission ou transformation, ce qui représente 87 emplois répartis sur la Haute-Garonne (34 emplois), les Hautes-Pyrénées (2 emplois) et le Tarn-et-Garonne (51 emplois). Pour Patrick Pradel, secrétaire général de l’Union Régionale des Scop de Midi-Pyrénées, «les périodes de crise apparaissent souvent comme favorables à la création de Scop car il est vrai qu’elles peuvent constituer des outils de lutte contre les délocalisations. Mais le regain d’intérêt des créateurs d’entreprise pour ce statut paraît davantage être une réaction à la crise morale que de la stratégie. Car les Scop et Scic sont des moyens de replacer l’humain au centre des préoccupations du monde du travail. Ainsi, co-associés et dépositaires d’une partie du pouvoir de décider, les salariés d’une Scop sont non seulement plus impliqués dans leur travail, plus responsabilisés que d’autres salariés, mais ils sont aussi davantage entendus qu’ailleurs, ce qui leur permet de donner du sens à leur travail. Si la création ex-nihilo d’activités sous forme de Scop ou Scic est encore aujourd’hui très forte, d’autres occasions de voir se former de telles entités sont apparues depuis quelques années. Il en va par exemple des transmissions d’entreprise. Emerge enfin, de façon plus marginale, la transformation en Scop de sociétés en procédure de liquidation. Il s’agit souvent pour les salariés de la solution de la dernière chance».

Séverine Sarrat



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