Shem GDF Suez: Prêt pour l’ouverture à la concurrence

Performance industrielle solide, investissements soutenus et engagements renforcés en faveur de l’emploi et de l’environnement, la Shem se tient prête pour affronter la mise en concurrence des concessions hydroélectriques dont elle détenait la gestion, en vallée d’Ossau, du Louron, de la Têt et de la Dordogne.

 

Avec 90.5 millions d’euros de chiffres d’affaires en 2012, soit une progression de 1.7%, la Société Hydro-Electrique du Midi (Shem) « est une entreprise performante en dépit des aléas climatiques de l’année dernière », déclare Yves de Gaulle, président de la Shem. La société, spécialisée dans les ouvrages de hautes et moyennes chutes, investit massivement, 20 millions d’euros par an, pour préparer son futur, notamment pour rester compétitive en vue de la remise en concurrence de quatre de ses concessions cette année. « La politique de maintenance et de modernisation a également nécessité des investissements à hauteur de 100 millions d’euros en six ans », précise Benoît Brient, directeur général. Cette stratégie semble payer puisque la Shem peut se targuer d’un taux de réponse à la sollicitation de 99.28%.

 

L’expérience, une force

 

Les objectifs de la Shem sont clairs : « Nous souhaitons augmenter notre production de 1 500 mégawatts à l’horizon 2015 », explique Yves de Gaulle, et pour cela la Shem devra garder les concessions de la vallée d’Ossau, du Louron, de la Têt et de la Dordogne qui seront soumis à des appels d’offre. « Nous avons remis l’ensemble des dossiers de fins de concessions mais nous sommes confiants car nous avons l’avantage de l’expérience et du savoir-faire », se félicite Benoît Brient. En la matière, la Shem est reconnue par les certifications OHSAS 18001, ISO 14001 et SÜD TÜV et la nouvelle labellisation Lucie confirmant la responsabilité sociétale de l’entreprise. Fort de ces compétences, Yves de Gaulle est confiant quant à l’imminente mise en concurrence : « Nous serons forcément gagnants car si nous perdons une concession, et nous mettrons tout en œuvre pour l’éviter, nous en gagnerons deux ailleurs. » La concurrence est désormais européenne, la Shem ira donc « chasser » les appels d’offre transfrontaliers.

 

Séverine Sarrat



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