Semaine pour l’emploi des personnes handicapées Il reste encore des efforts à faire

Lors de la Semaine pour l’emploi des personnes handicapées qui se tiendra du 12 au 16 novembre prochains à Toulouse, l’Agefiph fêtera ses 25 ans d’existence. L’occasion de revenir sur la situation de l’emploi des personnes handicapées en Midi-Pyrénées.

 

La quatrième édition des Rencontres Entreprises Handicaps qui aura lieu à Entiore ce vendredi, marque le lancement officiel de la Semaine pour l’emploi des personnes handicapées. Organisée par la CCIT, l’Agefiph (fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées), le Pôle Emploi et Cap Emploi, cette journée permettra aux personnes handicapées à la recherche d’un emploi de rencontrer des sociétés susceptibles de les recruter. Henri-Michel Comet, préfet de région, en profite pour rappeler que cette semaine s’insère dans la politique du handicap menée par le gouvernement : «Depuis 1975 et les premières lois liées au handicap qui visaient à protéger le travailleur, à nos jours où l’on envisage une insertion complète dans la vie sociale, nous avons fait un grand pas.» Pour preuve, François Hollande annonçait que chaque texte législatif voté devrait être obligatoirement accompagné d’une disposition adaptant la norme à la situation de handicap.

Pourtant le monde du travail peine encore à intégrer des personnes handicapées en son sein et les entreprises à les embaucher. «22 000 personnes handicapées cherchent un emploi en Midi-Pyrénées», précise Jean-François de la Rivière, délégué régional Agefiph. Et même si des soutiens aux entreprises adaptées au travail des personnes handicapées sont garantis, seules 31 en bénéficient pour moins de 1 000 postes aménagés.

 

Des entreprises jouent le jeu

 

La situation en Midi-Pyrénées reste pourtant particulière puisque les personnes handicapées font partie des actifs les plus touchés par le chômage, quand, dans un même temps la région est une de celles qui a créé le plus d’emploi : comme l’impose la loi, en Midi-Pyrénées ce sont 3 800 entreprises de plus de vingt salariés qui sont assujettis à l’obligation d’employer des travailleurs handicapés, soit 15 000 postes. Ce chiffre correspond à la moitié du seuil national situé à 6%, «le chemin reste donc considérable», avoue Henri-Michel Comet. Parmi ces entreprises figure celle d’Alain Bonadei. La Société Bonadei, spécialisée dans l’agencement de locaux emploie 28 salariés dont 6 personnes en situation de handicap. Pour lui, il ne s’agit pas d’une contrainte de d’une façon d’agir normale : «Le matin, quand je salue les salariés, je ne vois que des collaborateurs, pas des personnes handicapées.» Et son entreprise n’a pas de vocation particulière à accueillir des travailleurs souffrant d’invalidité, simplement «si la personne correspond au poste, pourquoi ne pas l’embaucher ?», poursuit-il, naturellement. Mais tous les chefs d’entreprises n’en font pas cause commune, puisque sur les 3 000 avis d’inaptitude établis en Midi-Pyrénées, le nombre de licenciements est presque aussi important.

 

Séverine Sarrat



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