République Dominicaine ; La «perle des Caraïbes»

République Dominicaine

Il existe des pays où il fait bon vivre pour la douceur du climat, la mentalité des gens, le sourire radieux des enfants. Un de ces pays s’appelle la République Dominicaine, île des Caraïbes à 7000km de notre vieille Europe. Là-bas tout est surprenant mais le plus étonnant, c’est le calme de la population. Pas de stress, d’affolement.

La devise de sa population est : «No hay problema !» Mais quel est donc leur secret ? Serait-ce leur «Vitamina» appelée encore «Mamajuana», un mélange de Rhum et de vin rouge que l’on boit très frais à toute heure de la journée ? Serait-ce leurs abondants palmiers «Cana» qui ne poussent que là et qui ont donné le nom à la région ? Punta Cana est en fait le nom de l’aéroport privé, le deuxième après Dubaï, et par extension de toute la côte. Serait-ce leur soleil qui réchauffe sans brûler, 27 degrés tout au long de l’année ? Yo no sé !

Mais pour nous Occidentaux stressés, fatigués, agacés par une météo morose, un séjour en République Dominicaine redonne le moral et le sourire ; seule maladie contagieuse que l’on peut ramener. Ce pays est accueillant, chatoyant. Là-bas tout est calme, simplicité et volupté. La couleur est partout, les maisons sont  jaunes,  rouges, des pastels de rose, vert, bleu etc…

La mer, que ce soit l’Atlantique ou la mer des Caraïbes, se décline en différents tons turquoise. Magnifique ! La musique est partout également : dans les bus, les taxis, les restaurants, les boutiques, sur les bateaux. Partout et tout le temps. Nietzsche pensait «qu’une vie sans musique était une erreur»; les Dominicains ont tout compris ! Ils vivent au son du merengue et de la «batchata». Ils chantent et dansent dès qu’ils le peuvent.

Une interrogation demeure cependant : Pourquoi ce pays pauvre abrite-t-il des gens gais, souriants, accueillants alors que nos pays riches fabriquent des dépressifs, des gens qui font la gueule, des râleurs ? Le paradoxe est criant.

 Une grande leçon de vie et d’humilité

Ces gens-là prennent le temps de vivre, de se reposer. Le rocking-chair trône devant beaucoup d’habitations. La douceur du climat les fait vivre dehors, on discute, on échange, on joue aux dominos à tous les coins de rue. Serait-ce les origines de la population ? Un mélange d’Espagnols (réputés pour leur côté festif, venus avec la découverte du nouveau monde), d’esclaves importés d’Afrique ? Yo no sé !

Ici on aime plaisanter, faire des blagues. Tous les «blancs» sont des «mon ami» parce qu’ils représentent une potentialité d’augmenter le salaire mensuel d’environ 250€. Le tourisme est la première source de revenu du pays. Bien sûr ce pays a aussi sa part de soucis : la pauvreté, beaucoup d’illettrés, de la délinquance, des enfants qui traînent dans les rues proposant leur service de cirage de chaussures, d’autres qui courent après les bus touristiques proposant des fleurs en échange du fameux «one dollard». Pas de sécurité sociale, visites médicales au tarif exorbitant de 130€.

Alors, comment résister à l’appel de ces enfants ? Comment oublier leurs sourires éclatants ? C’est la maman qui parle. C’est une grande leçon de vie et d’humilité pour nos enfants si gâtés et déjà pour certains blasés de tout ! Là-bas on est dans la joie quand on reçoit un bonbon, un stylo, un short ou un tee-shirt. Si vous allez dans ce pays, pensez à prendre avec vous des crayons de couleurs, des cahiers, des petits jouets ou des vêtements, vous ferez des heureux.

 Un pays de contrastes

 Ce pays est également un grand producteur de canne à sucre, de café, de cacao et bien sûr de cigares ! Avez-vous déjà senti une fleur de café ? C’est très agréable et ressemble étrangement à notre chèvrefeuille. Tout pousse, se développe. A l’intérieur du pays, il y a des rizières magnifiques à perte de vue. Beaucoup de bétails aussi.
Les marchés sont colorés, un plaisir pour les yeux. Par contre, inutile de chercher une boucherie en République Dominicaine, vous n’en trouverez pas ! Les animaux sont tués et dépecés à la maison et certains en font commerce en présentant la viande telle quelle devant leur devanture. Etonnant ! Mais nous sommes dans les Caraïbes, les valeurs d’hygiène ne sont pas du tout les mêmes que les nôtres ! La République Dominicaine est un pays de contrastes. Ainsi par exemple le Catholicisme le plus traditionnel cohabite avec le Vaudou. Les femmes dominicaines sont très en rondeurs mais aiment les vêtements moulants près du corps. Elles sont pauvres mais très coquettes jusqu’au bout des ongles. Paradis de la mobylette, la circulation est pittoresque, voire comique. Pauvre code de la route ! Ici il n’est pas rare de voir toute une famille à mobylette, les plus petits calés entre les adultes et bien sûr radieux ! Bref, si vous voulez vous dépayser à 9h d’avion de Toulouse vous pouvez aller dans cette «perle des Caraïbes», dans ce petit pays à peine plus grand que la Suisse qui compte 9.6 millions d’habitants. Vous trouverez des plages magnifiques, une eau turquoise et chaude, une végétation tropicale donc luxuriante, environ 6800 variétés de plantes différentes, un accueil rare et spontané.

République Dominicaine

 Huguey, la «Lourdes des Caraïbes»

 La République Dominicaine est la première destination des Caraïbes avec 4 millions de touristes par an.
Surtout ne manquez pas la ville d’Huguey, la «Lourdes des Caraïbes», avec sa basilique moderne de 80 m de haut qui paraît sortir tout droit d’un film de science fiction. Cette basilique honore la Vierge Maria de la Altagracia. Cocorico ! Ce sont deux Français qui la construisirent en 1947, Messieurs Dunoyer de Segonzac et Dupré. Les vitraux sont magnifiques dans des tons de bleus splendides, fabriqués à Chartres et importés. Le Pape Jean Paul II y est venu trois fois, en 1979, en 1984 et en 1992.

Mère Thérésa disait : «Un éclat de rire, c’est une poussière de joie qui fait éternuer le cœur.» C’est ce que j’ai ressenti là-bas. Ces gens m’ont émue par leur simplicité, leur authenticité. Ici en France comme dans beaucoup pays européens, on a perdu le sens de «l’humain.» Les gens ne savent plus dire «Bonjour», «Merci» ni même sourire ! Les gens ne savent plus s’entraider, c’est le fameux «chacun pour soi et Dieu pour tous.» Nos pays dits «civilisés» sont en fait des pays «handicapés du cœur.» On ne sait plus donner; on ne sait que recevoir comme si c’était un dû, hérité dès la naissance. La France est le pays où je suis née mais pas où je mourrai. J’ai trop besoin de chaleur, de toutes les chaleurs, celle du soleil mais surtout de la chaleur humaine, et ça on ne le trouve que dans les pays hispaniques…

Peut-être est-ce «l’Espagne qui en moi pousse un peu sa corne» comme le disait Claude Nougaro ? Ou mes origines espagnoles, d’Afrique du nord que l’on baptise de pied-noir qui parle, en moi ?

Yo no sé ! Pero créo que si…

 Christine Tercier

Medium



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