Pour un Sourire d’Enfant: Quand les entreprises s’engagent dans l’humanitaire

L’association Pour un Sourire d’Enfant œuvre au Cambodge pour permettre aux enfants miséreux d’accéder à l’éducation et à la formation qui leur permettront de s’intégrer pleinement dans la société cambodgienne et d’en devenir les acteurs de demain. Les entreprises peuvent, par un partenariat, participer à cette mission humanitaire.

 

Tout a commencé en 1996, lorsque Christian et Marie-France des Pallières, jeunes retraités, se rendent au Cambodge pour y effectuer une mission humanitaire. Frappés par la pauvreté et le dénuement dans lequel vivent les enfants de ce pays, ils décident de fonder l’association (loi 1901) Pour un Sourire d’Enfant (PSE) afin de venir en aide aux plus démunis d’entre eux. Les premiers enfants ont été accueillis en 1996 et s’ils se comptaient sur les doigts des deux mains à l’époque, aujourd’hui ce sont plus de 6 000 qui ont été sauvés de la misère. L’association se donne pour mission de construire un véritable projet familial car les enfants, souvent confiés par leurs propres parents, intègrent la structure « pour recevoir une éducation scolaire puis une formation professionnelle qui les dirigent vers les métiers dont le Cambodge a besoin comme des mécaniciens ou des assistantes asociales par exemple », explique Jean-Daniel Leroy, président de PSE Midi-Pyrénées. Et le système fonctionne puisque, pour la seule année 2012, 380 enfants ont obtenu leur diplôme. « A ce jour, quelque 3 000 jeunes Cambodgiens sont sortis de ce programme avec un métier en poche et 100% ont trouvé un emploi », précise Jean-Daniel Leroy.

 

L’engagement des entreprises

 

En Midi-Pyrénées, 500 sympathisants ont déjà adhéré à la cause et l’association compte bien séduire de nouveaux soutiens, notamment dans le milieu entrepreneurial. Pour ce faire, PSE organise un dîner-gala le 5 avril prochain au Domaine de Pressac, en présence de Patrice Leconte (réalisateur et scénariste), dans l’espoir de sensibiliser les chefs d’entreprises toulousains à leur engagement. « Nous souhaitons faire comprendre aux donateurs potentiels qu’un petit effort peut avoir des conséquences importantes et que le retour en est décuplé. Leurs actions seront immédiatement visibles puisqu’un parrainage représente une place supplémentaire pour l’accueil d’un enfant dans nos structures », précise le président régional de PSE. Les dons restent anonymes et représentent un engagement de 49€ par mois, soit moins de 17€/mois après déduction fiscale. Ces derniers permettront à l’association de financer les projets en cours tels l’achat de véhicules, la construction de bâtiments ou de terrains de sport. Et l’aide peut également prendre la forme de l’achat de matériel professionnel ou l’envoi au Cambodge de techniciens pouvant transmettre leur savoir-faire aux enfants en formation. L’idée étant de créer un projet commun, avec les entreprises qui peuvent s’investir également en s’engageant à recevoir, en leur sein, des enfants cambodgiens afin de leur faire part de leur travail en France. « Gimm Traiteur, par exemple, va accueillir deux ou trois apprentis cuisiniers à Toulouse cette année », explique Jean-Daniel Leroy. « Nous souhaitons informer les chefs d’entreprises quant aux différentes manières de nous soutenir et d’aider les enfants que nous prenons en charge », conclut-il.

Séverine Sarrat



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