Portrait de Cédric Soulette


Depuis le 31 aout dernier, les vaches de la Cow parade ont envahi les rues de Toulouse. Une initiative lancée par l’ancien pilier du stade toulousain, Cédric Soulette, via sa société Stan’Art. Retour sur une reconversion peu ordinaire.

« J’avais déjà ce projet en tête pendant les dernières années de ma carrière, avec une idée précise, revaloriser le symbole patriotique et sportif français : le coq » affirme l’ex rugbyman. Le symbole revisité par la société a été découvert pour la première fois lors de la coupe du monde de rugby de 2007.C’est le point de départ de l’aventure Stan’Art. Mais comment passe-t-on du rugby à l’art contemporain ? « C’est lors d’un voyage à New York, que j’ai découvert la Cow parade. J’ai eu alors l’idée de faire la même chose avec le coq, puis d’importer le concept en lui-même » explique Cédric Soulette. L’art, une passion que le rugbyman s’est découverte au fil des années. « J’ai toujours eu un vrai goût pour le travail des artisans, des artistes, et des créateurs. Puis j’ai eu le privilège d’être invité à beaucoup d’évènements, et, au fur et à mesure des rencontres, ma passion s’est affirmée » explique-t-il.

Fier de sa reconversion ? Cédric Soulette ne le dira jamais. « Je suis toujours encombré par la remise en question propre au sportif. J’ai tendance à toujours chercher ce qui ne va pas » affirme-t-il. Loin de faire de l’autosatisfaction, l’ex rugbyman n’a qu’une volonté, « rendre au quintuple la confiance que l’on m’a donnée ». Outre l’aspect artistique, la Cow parade est également l’occasion pour lui de continuer son engagement caritatif. En effet, la vente aux enchères des vaches permettra d’aider des associations telles qu’ « In Pacts » ou «  Entendre le monde ».  « J’ai découvert le milieu associatif lorsque j’étais au Stade Toulousain, en rejoignant ‘ « Un maillot pour la vie ». C’était important pour moi de poursuivre cet engagement.

Bref, l’ancien rugbyman, tout absorbé à son activité « très dévorante », n’a pas une minute à lui. « J’ai du mal à être modéré dans mon travail, mais il serait intéressant que je commence à penser un peu à moi. J’ai besoin de décompresser nerveusement » confie-t-il. Quant à sa petite famille, sa femme et sa fille de 8 ans, elles partagent pleinement sa nouvelle vie. Son épouse est directrice associée de Stan’Art, une situation pas toujours facile à vivre, avoue-t-il. « On est encore dans la phase de réglage, c’est pas simple de dissocier le temps du travail et celui de la vie de famille ». Mis à part ce petit bémol, Cédric Soulette est fier d’une chose, « voir ma fille prendre plaisir à être présente à tous les grands évènements. Elle analyse les comportements des gens qui sont là, elle est vraiment très engagée aussi ». On ne sait lequel est le plus admiratif des deux.

 

Coralie Bombail



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