Politique agricole du Sicoval: Soutenir et promouvoir les atouts du territoire

Afin de valoriser la filière agricole, très présente dans le Sud-Est toulousain, les élus du Sicoval ont adopté des axes stratégiques qui font suite à un diagnostic en la matière. Des actions concrètes seront menées pour atteindre les objectifs fixés par cette politique.

 

Préserver les terres de la construction immobilière pour garantir un espace de production agricole reste l’objectif principal des élus du Sicoval, en matière de politique agricole. Ainsi, la Charte d’Aménagement du Sicoval qui régit l’urbanisation du territoire depuis 19 ans prévoit de ne pas inclure de construction immobilière sur 66% des terres pour les allouer à l’exploitation agricole. Au début du mois de juin, les élus du Sicoval ont affiché leur volonté de poursuivre les efforts en la matière, en adoptant une politique agricole issue d’un diagnostic réalisé en 2011 qui visait à faire ressortir les points forts et faibles du territoire, ses atouts et ses lacunes.

 

Une agriculture dynamique

 

Aux vues de la situation du secteur de l’agriculture française, il était important de réaliser un état des lieux de la filière dans le Sud-Est toulousain pour pouvoir ensuite suivre des axes stratégiques. Actuellement en mutation, ce secteur d’activités reste primordial que ce soit en termes d’aménagement du territoire, de dynamisme économique ou de besoins alimentaires. Conformément aux chiffres nationaux, les exploitations agricoles sont en nette baisse sur le territoire, pour ne compter aujourd’hui que 222 agriculteurs et autant de fermes. De même, la profession est vieillissante puisque la moyenne d’âge plafonne à 56 ans. A l’inverse, le diagnostic révèle un agrandissement de la surface des exploitations qui se développent et parviennent à générer quelque 300 emplois à temps plein sur le Sud-Est toulousain.

Et si les exploitations prennent de l’ampleur géographique, nombreuses sont celles qui privilégient les grandes cultures comme le blé, le tournesol ou le colza, soit 72% de la production agricole du territoire. Elles cherchent également à se diversifier. Pour preuve, le nombre de structures qui mettent en place des activités pédagogiques, du maraîchage, de l’élevage équin… La filière est aussi parvenue à intégrer des pôles de recherche et innovation via l’Argobiopole installé à Auzeville-Tolozane (60 organismes) et un pôle de compétitivité Agrimip Sud-Ouest Innovation. Seul bémol que soulève le diagnostic, le manque d’industries agro-alimentaire sur le territoire du Sicoval.

 

 Soutien à la diversification

 

Une fois ce diagnostic établi, les élus du Sicoval ont pu mettre en place leur nouvelle politique agricole. Trois axes de travail ont  alors été mis en exergue. D’abord, en matière d’aménagement du territoire, les collectivités devront intégrer l’activité agricole dans les documents d’urbanisme de façon plus précise. Dans un même temps, elles devront soutenir les créateurs d’exploitations devant les commissions SAFER qui permettent aux porteurs de projets de s’installer en milieu rural. Ensuite, le Sicoval apportera son soutien quant à la diversification des modes de production et des activités en elles-mêmes, ce qui permettra un meilleur développement économique. Dans cette même optique, les projets industriels seront rapprochés des exploitations agricoles. Enfin, pour améliorer le rôle sociétal du secteur, le Sicoval contribuera au soutien de la commercialisation en circuit court de proximité. De nombreuses actions sont déjà amorcées et un plan local pour l’agriculture concrétisera l’ensemble des décisions sur trois ans.

 

Séverine Sarrat



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