OSEO 2013: année de l’espoir


Comme à son habitude, OSEO a réalisé sa traditionnelle enquête de conjoncture semestrielle qui fait état d’une économie molle en 2012 mais d’un possible redressement l’année prochaine… en tous les cas en Midi-Pyrénées.

Contribuant pour 4% dans la Produit Intérieur Brut français, la région Midi-Pyrénées dispose de 4.5% des PME de l’Hexagone. Et ces dernières ont réussi à limiter les conséquences de la crise en comparaison d’autres régions de France.

Dans son étude, OSEO étudie, tous les six mois, l’état du tissu économique à partir de cinq indicateurs de départ, à savoir l’activité, l’emploi, la trésorerie, la rentabilité et l’investissement. C’est en mettant ces résultats côte à côte que l’entreprise publique peut établir la bonne ou mauvaise santé d’un territoire. Et aux vues des chiffres qu’elle avance, OSEO est plutôt optimiste pour Midi-Pyrénées. D’abord parce que 31% des entreprises interrogées assurent que leur chiffre d’affaires ne fera qu’augmenter avant la fin de l’année, mais cette nouvelle est vite annihilée par celles qui annoncent au contraire une baisse. Au final, il est estimé que l’activité des entreprises se maintiendra et ne variera que de 0 à -0.1%. Il faut attendre 2013 pour que les prévisionnels des entreprises penchent pour une hausse pour une majorité d’entre elles (31%) contre 12% qui restent pessimistes.

En ce qui concerne l’emploi à proprement parler, les sociétés interrogées ont, pour 23% d’entre elles, embauché du personnel depuis le début d’année et 22% prévoit de le faire en 2013 quand à peine 8% pensent réduire leurs effectifs. Mais si les entreprises ont pu mener des plans de recrutement, cela ne veut pas dire forcément qu’elles se portent bien. En effet, 38% avouent avoir connu des difficultés, notamment de trésorerie. En ces termes, la région ne se distingue pas du reste de la France et suit les tendances à venir. Ces dernières ne sont d’ailleurs pas très réjouissantes : 23 % des chefs d’entreprises pensent qu’ils devront affronter une nouvelle chute de leur trésorerie sous peu. Pour certains, cela ne les a pas empêchés pas d’estimer que leurs résultats financiers de 2011 restent acceptables, ce qui marquait un regain de confiance de la part des entrepreneurs. A l’inverse, sur la première moitié de l’année 2012, ils sont 26% à constater une baisse de la rentabilité. Et pour relancer la machine, les entreprises se doivent d’investir, ce qu’elles feront pour la moitié d’entre elles.

 

Séverine Sarrat




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