Oppidéa : « Nous pouvons envisager sereinement les dix prochaines années »

Alain Fillola, PDG d’Oppidéa, n’est pas préoccupé par la baisse du CA en 2012

La Société d’économie mixte, Oppidéa a été créée en 2011, sous l’impulsion de Toulouse métropole. Le bilan d’activité de l’année 2012 a été rendu public en juillet dernier. Les chiffres démontrent une baisse conséquente du CA. Ce qui n’inquiète pas vraiment Alain Fillola, PDG d’Oppidéa. Le point sur les perspectives de cette société.

 

Oppidéa se définit plus précisément comme la SEM d’aménagement de Toulouse métropole. Elle est « l’outil opérationnel » de l’agglomération, avec trois missions principales : l’aménagement urbain (écoquartiers, zone d’aménagement concerté par exemple), la rénovation urbaine et la construction d’équipements publics. En 2012, Oppidéa  a étudié ou réalisé 22 opérations d’aménagements, 10 équipements publics et livré 1600 logements (ce qui représente 60 millions d’euros investis dans l’économie du BTP). « Nous sommes certainement le plus gros donneur d’ordre, localement, dans le secteur du bâtiment », souligne Alain Fillola. Parmi les projets phares de la SEM, on compte la ZAC d’Andromède à Blagnac, celle de Toulouse Montaudran Aérospace et celle de l’écoquartier de la Cartoucherie à Toulouse. Si Oppidéa est un acteur majeur dans le développement urbain de l’agglomération, les chiffres de 2012 accusent une baisse de régime non négligeable.

Les effets de la crise immobilière

Entre 2011 et 2012, le chiffre d’affaires d’Oppidéa est passé de 81 millions d’euros à 42 millions. Et le résultat net bénéficiaire atteint les 70 000 euros au 31 décembre 2012. « Le tassement des résultats est dû à la conjoncture immobilière », explique le PDG de la SEM. Le secteur qui « pèche » est sans aucun doute celui de l’aménagement urbain : « c’est dans cette branche que se traduit principalement la baisse du chiffre d’affaires. Le CA sur les opérations patrimoniales est passé de 16,5 millions d’euros à 12 millions », poursuit-il. Cette situation est due aux retards pris dans la commercialisation des opérations de concessions (64 millions de concessions en 2011 contre 31 millions en 2012). Les perspectives à court terme ne semblent pas annoncer une amélioration, « 2013 sera une année tendue comme 2012 », prévient Alain Fillola, car « il y a encore beaucoup d’hésitations chez les investisseurs ».

Vision à long terme

Malgré ces perspectives peu encourageantes, le PDG d’Oppidéa n’est pas inquiet. « Nous avons des fonds propres qui permettent de pallier aux aléas du secteur immobilier, environ 15 millions d’euros, ce qui est une somme importante pour une société de notre taille. Cela nous permet de voir venir. » En outre, le volume d’affaires de la SEM étant conséquent, « nos activités nous permettent d’envisager sereinement les dix prochaines années », note Alain Fillola.

 

 

Repère :

Chiffres d’affaires :

2011 : 81 millions d’euros

2012 : 42 millions d’euros

Actionnariat :

66% du capital détenu par des Collectivités territoriales

34 % du capital est détenu par des actionnaires privés

 

Coralie Bombail



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