Nuit des Réseaux: Vive l’open innovation !

Une Nuit des Réseaux avec l’open innovation en guest-star : le 5 décembre, l’écosystème économique toulousain vibrait au rythme de l’interdisciplinaire et du transectoriel et célébrait la créativité technologique mais pas seulement. Innovez, c’est ouvert !

 

 

Une 6e édition, près de 800 participants, une cinquantaine de réseaux présents (sur les quelque 160 recensées en Haute-Garonne par le Journal des Entreprises) : la Nuit des Réseaux 2013, qui se tenait le 5 décembre à Toulouse à l’initiative de la Mêlée, a fait carton plein dans une ambiance conviviale. Au programme de cette après-midi, soirée et nuit : un Bar-Camp économique, du speed-dating inter-réseaux, une remise du Trophée des Réseaux, une conférence-débat sur l’innovation ouverte et un cocktail pour networker. Dans une ambiance « très numérique » même si, inter-réseaux oblige, tous les secteurs étaient représentés.

Open innovation sinon rien !

 

Thème de la soirée : l’open innovation, ou « innovation ouverte » en français. Graal ou fantasme ? En tout cas très à la mode, le concept est promu depuis 1985 par Henry Chesbrough, professeur à Berkeley, et part du postulat que l’innovation partagée et collaborative est plus efficace et plus rapide que la R&D à l’ancienne, pratiquée en interne (et en secret) et sans aucune vision transversale. Ici, au contraire, place aux partenariats, public-privé notamment entre entreprises et laboratoires, à l’interdisciplinarité, à l’interconnection (on retrouve ici les réseaux et autres clusters) et à l’innovation incrémentale. Lors de la soirée, des intervenants d’horizon aussi divers que les télécoms, la santé, l’industrie aéronautique ou agro-alimentaire, ont donné leur vision et leur vécu de l’innovation en mode ouvert. Chez le biscuitier Poult, on a démonté les portes et aboli la hiérarchie trop présente pour permettre à chacun d’être acteur et moteur de l’innovation. Chez SFR, on met en relation les acteurs de l’écosystème (mot essentiel dans l’open innovation !) et on fait du gagnant-gagnant avec des starts-up aux compétences novatrices tout en faisant tester les nouveautés par un public ciblé. Chez Arterris (coopérative agricole), on travaille en filière et on a créé une filiale dédiée à l’innovation. Enfin, à la clinique Pasteur, on s’inspire de ce qui se fait ailleurs, on coopère (création d’un réseau de 170 cliniques indépendantes), on s’adapte aux réels besoins (et habitudes) du terrain, on renverse le système de distribution des dividendes et surtout, on dit aux salariés, quel que soit leur grade, qu’on leur fait confiance. Résultat : quelques start-up créées sur la base d’idées novatrices venues de la base, l’économie circulaire appliquée avec intelligence et un système qui se réinvente.

Pour innover, le mot d’ordre semble donc désormais être de s’ouvrir à l’extérieur, d’arrêter de « raisonner process », de ne pas chercher l’innovation de rupture à tout prix (mais de savoir l’intégrer si on tombe dessus !), d’avoir de l’audace et de la passion. « On nous avait prédit des voitures qui volent et on se retrouve avec des i-phones ! » a-t-on entendu le 5 décembre. Autrement dit, l’innovation et l’évolution des usages ne sont pas forcément là où on les imagine. Conclusion : L’innovation est ouverte mais il faut que les esprits le soient aussi !

Alexandra Foissac



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