Nouveau style pour le Novotel Wilson

Salon du Novotel

10. C’est le nombre de mois durant lesquels le Grand Hôtel Capoul, passé Novotel il y a quelques mois, a fermé pour une entière rénovation. Un relooking qui a su garder l’originalité et la beauté première de la bâtisse en y ajoutant design et modernité. Des atouts qui n’échapperont certainement pas à la clientèle.

«Une association de bonnes personnes.» Selon Jérôme Gilquain, directeur du Novotel Toulouse Centre Wilson, c’est la recette du succès. Après dix mois de travaux de rénovation, l’ancien grand hôtel le Capoul, fait peau neuve. Francis Farines, propriétaire de l’établissement, l’avait déjà fait passer sous franchise Novotel, appartenant au groupe hôtelier Accor, il y a quelques mois. «Francis possède plusieurs hôtels, tous sous une franchise de ce groupe. Il nous a donc paru normal de passer sous une marque Accor.», explique Jérôme Gilquain. Ce changement avait été réalisé dans le but d’augmenter la fréquentation de l’hôtel.

«Le choix Novotel, lui, appartient à Francis Farines.», souligne le directeur. Voulant attirer une clientèle business mais aussi familiale, le propriétaire s’est rapproché de Novotel qui est connu pour ses offres à destination des familles : les enfants de moins de seize ans accompagnant leurs parents sont pris en charge gratuitement pour la nuit et le petit déjeuner.

Ce passage à la marque Novotel combiné aux récents travaux de rénovation ne manquera pas d’attirer l’œil des clients. Pourtant, le directeur affirme qu’il ne s’agissait pas de faire «une rénovation tape à l’œil mais un réel rétablissement de l’hôtel.»

De cette manière, le Capoul devient l’un des premiers quatre étoiles Novotel selon le concept «Nouvelle génération», disponible dans seulement quelques villes de France. Ce concept entend recréer un cocon d’où les clients ressortiront «ré-énergisés».

Un projet, qui a associé Jérôme Gilquain et Francis Farines à l’architecte Christophe Aubailly.

Une rencontre

Jérôme Gilquain, directeur du Novotel

L’aventure débute en septembre 2008 lorsque ces trois hommes se croisent par hasard. Cet événement va marquer le début d’une étroite collaboration.

Le projet initial ne visait qu’une simple rénovation des chambres. Christophe Aubailly propose donc deux prototypes qui emballent le directeur du Novotel ainsi que son propriétaire. Une atmosphère particulière va faire de ce trio une équipe soudée : «On s’est découvert, apprécié, la communication était simple, limpide. On était tous les trois sur la même longueur d’onde.» confie Christophe Aubailly.

Cette première expérience sert de test. Après les remarques positives de nombreux clients, cette équipe va finalement décider de se lancer dans un projet de plus grande envergure : la rénovation totale de l’hôtel. Cela ajoute huit mois de travaux supplémentaires au deux mois de départ. Une décision qui a été mûrement réfléchie : «Huit mois de travaux en plus, ce n’est pas rien : au niveau du chiffre d’affaire, mais pas seulement. Cela implique un chômage prolongé pour les employés de l’hôtel.», explique Jérôme Gilquain.

Pourtant, pour cette deuxième collaboration, le cabinet de Christophe Aubailly a été mis en concurrence avec le groupe Eiffage Construction. «On savait qu’on avait les ressources et les compétences nécessaires donc on a pris le pari de se battre.», explique Christophe Aubailly. Voilà un combat qui a fini par payer.

Mise en beauté

Chambre Novotel

Pour l’architecte, le mot d’ordre est celui du respect. Tout d’abord, le respect de l’aura du Grand Hôtel Capoul, de la réputation qu’il a acquise depuis sa création en 1927 mais aussi le respect de la bâtisse, classée aux monuments de France depuis 1974. C’est donc tout en gardant la beauté initiale du bâtiment que des changements radicaux ont été réalisés à l’intérieur de l’établissement. Cela, pour un espace plus fonctionnel et plus design.

«On avait un bijou qu’il fallait respecter. C’était le leitmotiv de ces rénovations : on repeint, on arrange ce qui est abîmé et surtout on n’y touche pas.», affirme Christophe Aubailly.

Les deux verrières, surplombant le lobby et l’espace Capoul, ont été mises en valeur avec le remplacement du plexiglas par du double vitrage et la mise en évidence des structures métalliques. «Après avoir fait ce changement, certains clients nous ont demandé si les verrières étaient là avant.», confie Jérôme Gilquain en souriant. Cette magnification des structures métalliques englobe également les choix de décoration et du mobilier, comme avec les chaises métalliques dans le célèbre espace Capoul.

L’hôtel a également effectué de gros travaux au niveau de la structure même du bâtiment : «Certaines parties de l’hôtel n’étaient pas accessibles. Il y avait des demi-niveaux. Cela posait problème pour l’accès aux chambres.», explique Christophe Aubailly. Pour permettre une circulation plus fluide dans les couloirs et optimiser l’espace, l’hôtel est passé de 142 à 133 chambres.

Des chambres, qui ont toutes des proportions différentes. «Nous avons passé des heures à trouver des solutions pour combiner espace, décoration et mobilier. Cela a été un travail fastidieux pour un résultat très satisfaisant puisque sur le total des chambres, 130 sont différentes.», souligne l’architecte.

De nombreux soutiens

Un travail de titan qui a porté ses fruits grâce à une équipe soudée. Soudée, en grande partie par Patrick Meyer, le coordinateur de chantier. «Il a très bien géré la situation. Il a fait preuve de réactivité et a joué un rôle tampon entre les entreprises pour que tout se passe au mieux.», explique Jérôme Gilquain.

Ce dernier souligne également la forte implication des ouvriers pour que les travaux se terminent à temps : «Durant dix mois, nous avons eu, au quotidien, 150 personnes sur le chantier. A Noël et au Premier de l’An, tout le monde était présent. Les gens se sont vraiment accrochés.» Voilà une aventure qui aura également aidé la ville rose car tous ceux qui ont travaillé sur cette opération étaient des Toulousains.

Malgré tout, l’ensemble de ce grand projet n’aurait pas vu le jour sans Francis Farines qui y a investi un montant de 15 millions d’euros, coût total de la rénovation.

Allison Pujol



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.