Noël en récession

Il y a d’abord (avant ou en même temps que le sauvetage du marin français du Vendée Globe par la marine australienne ; après le départ en vacances vers les stations dûment enneigées ; pendant ce qu’il faut déjà peut-être appeler l’affaire Julien Dray ; après les dernières manifestations lycéenne de décembre 2008) les fêtes de Noël : les foyers français ont déboursé 291 € en moyenne pour leurs cadeaux de Noël de fin d’année ; 75 % assurent qu’ils vont moins dépenser à cause de la hausse des prix alimentaires, devant le coût de l’énergie plus important (46 %) et un niveau de revenu plus bas (43 %) ; le livre sera le cadeau le plus acheté. Ainsi la fête de Noël est préservée même si les records de consommation ne seront pas battus : on s’attend même à ce qu’il y ait une moindre consommation qu’en 2007 ; on constate une uniformisation des idées de dernière minute (produits de tête de gondole constituant la majorité des achats d’impulsion des derniers jours), une moindre consommation des vêtements, une baisse du jouet “bas de gamme”. Bref, comme le CREDOC nous le démontre, c’est un Noël de récession économique sur fond de crise auquel nous assistons : comme le souligne l’Expansion «les perspectives d’activité plongent (violent dans l’industrie) mais les plans de relance sont nombreux (en faveur des entreprises et de l’emploi plus qu’en faveur de la consommation) et atténueront un peu la récession» (légère amélioration fin 2009, puis retour à la stagnation en 2010). Voilà donc venu le moment de dessiner le monde d’après caractérisé par la fin des traders sans contrôle, des risques et des excès des produits titrisés ; moment de donner place à un système plus encadré et moins opaque, à une standardisation des instruments financiers complexes et la naissance peut-être à défaut d’un gouvernement mondial «à la KANT» d’une «agence de supervision indépendante et surtout mondiale» (pour Joseph Stiglitz prix Nobel d’économie en 2001).

 

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