Nailloux Outlet Village ; Un projet en perpétuel développement

Sorti de terre en novembre 2011, le village des marques de Nailloux s’apprête à souffler sa deuxième bougie. Et quel plus beau cadeau qu’un bilan positif, au-delà des espérances de Didier Falla, son directeur. Il revient sur le développement continu du site et sur les objectifs, désormais quasiment atteints.

 

Didier Falla, à quelques semaines de son deuxième anniversaire, quel est le bilan du Nailloux Outlet Village ?

Le bilan reste encourageant et positif pour différentes raisons. D’abord, en termes de fréquentation puisque nous nous positionnons d’ores et déjà au-dessus de nos objectifs initiaux en dépassant les 2 millions de visiteurs depuis notre installation. Et même si nous sommes conscients que l’effet ouverture a généré un pic de fréquentation, nous pensons atteindre les 2 millions de visiteurs, à l’année, d’ici un an. Ensuite, en termes de commercialisation, et donc de taux de remplissage. Initialement, notre projet était très ambitieux puisque nous évoquions l’installation de 80 boutiques à terme. Nous en avons ouvert 60 dès l’installation pour y en rajouter 10 en 2012 et, nous l’espérons, 10 encore en 2013. Et malgré le climat économique défavorable et la prudence des marques à cet égard, nous sommes heureux de l’avancement de la commercialisation : nous avons notamment accueilli Puma il y a un an, Oxbow-Lafuma en décembre dernier, aujourd’hui même une boutique multimarques pour hommes qui proposera du Christian Lacroix, Azzaro… et mi-septembre, nous ouvrons un magasin Aigle. A la fin du mois, une grande marque premium femmes ouvrira également ses portes mais je ne peux pas encore dévoiler laquelle. Ce bilan nous conforte quant à notre attractivité et notre accessibilité.

 

L’objectif est donc atteint en termes de fréquentation, mais qu’en est-il du chiffre d’affaires ?

Le chiffre d’affaires suit la courbe de la fréquentation car plus la commercialisation se développe et plus les CA augmentent. Nous atteignons là aussi les objectifs initiaux, mais je ne peux pas les divulguer, ils sont confidentiels eu égard à la cotation en bourse de notre groupe. Bien sûr, nous ne nous limitons pas et souhaiterions améliorer la diversification des catégories de marques proposées. Par exemple, nous sommes encore faibles sur l’accessoire, le sportswear et le surfwear et aimerions attirer des enseignes comme Rip Curl ou Quiksilver. Nous devons également nous renforcer sur les marques pour enfants car même si nous avons ouvert une boutique Du pareil au même en août dernier, notre palette est encore trop réduite. Pour finir, nous devons développer le secteur de l’habillement pour hommes.

 

Un taux de remplissage de 100% pour 2014-2015

 

Les marques viennent-elles à vous ou allez-vous plutôt les chercher ?

Les deux démarches sont possibles. D’un côté, notre équipe de commercialisation, basée à Paris, prospecte sur tout le réseau du groupe. De l’autre, les enseignes viennent à nous d’elles-mêmes, mues par le besoin d’ouvrir des magasins de déstockage. Nous choisissons lesquelles pourront s’installer en fonction de notre besoin afin de proposer le maximum de catégories de produits à nos clients, mais nous ne fermons aucune porte car nous disposons encore d’emplacements disponibles. De même, nous savons bien qu’au fil des années un turn-over permettra à certaines marques de pouvoir s’installer. A ce jour, aucune n’a souhaité nous quitter.

 

Vous dites disposer encore « d’emplacements». Presque deux ans après l’ouverture du village, est-ce inquiétant ?

Non, c’est tout à fait normal ! Aux vues de l’ambition du projet, et du nombre important d’unités à commercialiser, cela n’a rien de surprenant. Le rythme des installations est tout à fait satisfaisant et nous estimons même être légèrement en avance sur nos objectifs. Ouvrir 10 marques par an reste difficile mais notre force reste l’attractivité d’une clientèle différente de celle d’un centre commercial classique ou d’une boutique en centre-ville. Dans tous les cas, nous sommes dans le bon « timing ». Notre taux de remplissage atteint les 83% et nous souhaiterions atteindre les 100% fin 2014, début 2015.

 

 « Objectif : 2 millions de visiteurs à l’année »

 

La position géographique devient un atout

 

Les soldes estivales ont-elles été à la hauteur de vos espérances ?

Tout à fait ! Nous avons enregistré une progression de l’ordre de 6% sur la fréquentation et notre chiffre d’affaires a augmenté de 11%. Il ne faut cependant pas oublier que nous partions sur un historique inscrit dans une phase de développement. La surprise vient du côté du public qui a fait le déplacement durant ces soldes d’été : 62% des visiteurs étaient issus d’autres départements que celui de la Haute-Garonne. Plus précisément, la semaine dernière, nous enregistrions un taux de 68%.

 

 

Hors période de soldes, quelles sont les caractéristiques du public qui fréquente le village ?

Cela dépend des périodes de l’année. Durant les vacances scolaires, nous accueillons plutôt des familles (jeune couple avec enfants), du département ou de passage, quand nous observons la présence d’une clientèle plus mûre et de femmes non-actives de 35-45 ans venant en balade avec des amies durant la semaine. Le week-end, nous retrouvons une clientèle plus familiale.

 

Avec le recul, votre situation géographique, éloignée de Toulouse, a-t-elle un impact sur l’attractivité de ces clients ?

Aux vues de nos résultats, j’aurais tendance à répondre que non. Si nous avions été plus proches, je ne pense pas que nous aurions attiré plus de Toulousains ou moins de touristes de passage. En revanche, notre position, à la croisée de différentes autoroutes et de plusieurs départements, nous permet de garder une activité plus ou moins régulière.

 

Etant donné le développement constant du Nailloux Outlet Village, de nouveaux projets sont-ils d’actualité ?

Dans la vie d’un tel projet, il existe plusieurs phases. La première qui regroupe la construction et le lancement, a été passée avec succès. Quant à la seconde qui concerne le développement, il est impossible de la définir pour l’instant. Mais généralement, elle débute la troisième année. Nous croisons les doigts !

Propos recueillis par Séverine Sarrat

 

Repère :

Après avoir créé son entreprise de consulting pour accompagner des enseignes au développement de leur réseau, Didier Falla intègre la société Mc Arthur Glen, leader européen des centres de marques où son directeur général décide de créer sa propre structure, Advantail. Installé à Toulouse, ce dernier développe le Nailloux Outlet Village et demande à Didier Falla de le rejoindre et d’y occuper le poste de directeur.

 

 



UN COMMENTAIRE SUR Nailloux Outlet Village ; Un projet en perpétuel développement

  1. Mouret dit :

    D’où la nécessité d’une voie rapide “Castres – Revel Villefranche Lauragais via Toulouse

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