Logements étudiants Les bons plans de la Ville rose

Résidence étudiante Toulouse

Toulouse accueille chaque année près de 90 000 étudiants. Elle s’est vue conférer à ce titre le statut de première ville de France où il fait bon étudier en 2010-2011, par le site L’Etudiant.fr. Un classement établi selon plusieurs critères tels que l’emploi, les transports, ou encore le logement. Confronté à une forte demande étudiante, ce dernier domaine a su se diversifier pour accueillir les futurs travailleurs. Tour d’horizon des différents types de logements étudiants qui affluent au cœur de la Ville rose.

Quitter le cocon familial, s’affairer aux tâches du quotidien, préparer son avenir, la vie d’un jeune étudiant n’est pas un long fleuve tranquille. Première étape de cette nouvelle aventure : trouver un logement. Et dans une grande ville comme Toulouse, ce n’est pas une mince affaire. «Je suis originaire de Marseille et je ne connaissais pas Toulouse lorsque je suis arrivé l’année dernière», raconte Adel, 22 ans, étudiant en journalisme à Blagnac. «Je me suis installé en cité universitaire parce c’était plus pratique. La chambre était déjà meublée et le CROUS s’est occupé de toute la paperasse administrative, notamment pour les aides au logement.» A Toulouse, le CROUS, centre régional des œuvres universitaires et scolaires, propose 5 cités et 19 résidences universitaires, répartis en centre-ville et sur les campus. Chaque année, près de 8900 étudiants sont accueillis dans ces établissements. Et pas seulement ceux qui bénéficient des bourses. Même si ces derniers sont prioritaires, les étudiants non boursiers ont également accès à ces logements. Les critères d’admission sont calculés à partir des revenus de la famille et de l’éloignement au lieu d’études.

Chambres de 10m2, studios, T1, et T2, les superficies des hébergements proposés par l’établissement public sont variables. Certaines résidences disposent parfois de T3 habitables en colocation ou de T2 disponibles pour les couples. «Grâce à mon logement à la cité universitaire Chapou, j’ai pu rencontrer du monde et me faire de nouveaux amis à Toulouse», se réjouit Adel. Le jeune étudiant a aussi bénéficié de prix très attractifs, avec un loyer à 120 euros par mois, aides au logement incluses. Ce ne sont pas les seuls avantages financiers proposés par le CROUS. De la connexion internet à 1 euro par mois en passant par l’exonération de la taxe d’habitation pour les résidences universitaires, les avantages offerts aux jeunes ambitieux sont nombreux.

Afflux de nouvelles résidences

Face à la demande croissante des étudiants, des résidences privées ont fait leur apparition sur ce marché fructueux. C’est par exemple le cas du promoteur immobilier CA Monné Decroix, qui s’est lancé en 2010 dans la location d’appartements étudiants. Aujourd’hui, il gère la location de deux résidences «Académiades», aux Ponts Jumeaux et à Rangueil. Les surfaces des T1 proposés varient entre 19 m2 et 28m2, pour des loyers de 477 à 604 euros par mois. «L’étudiant qui loge dans nos résidences bénéficie de services non négligeables», explique M. Giboulet, chargé de la location aux Académiades. Le loyer comprend la connexion internet à haut débit, l’eau et même le lavage de la literie tous les 15 jours.» Petit plus de cette résidence privée : des ustensiles de cuisine aux draps, tout est fourni.

La diversification des services et la modernisation des appartements sont les atouts nécessaires pour s’implanter dans ce marché concurrentiel. M. Laliard est directeur de la résidence Bayard, à deux pas de la gare Matabiau, qui a ouvert ses portes en 1996. Pour être attentif à tous les problèmes de ses étudiants, il habite au sein même de l’établissement. Une autre personne qui s’occupe des petits travaux est constamment sur place avec lui. Chaque année, il doit refuser des étudiants faute de logements disponibles dans la résidence. «Avant, à chaque rentrée scolaire, je passais mon temps au téléphone à refuser des étudiants qui cherchaient à se loger», explique-t-il. «C’est moins le cas aujourd’hui, mais ça arrive encore.» La résidence Bayard dispose de 662 appartements, de 18m2 à 29m2, dont les prix varient entre 450 et 535 euros par mois. Placée en plein cœur du centre-ville, elle bénéficie d’une localisation privilégiée. «Il y a peu de résidences qui offrent une telle situation aux étudiants. C’est un véritable atout.» se félicite M. Laliard.

Possibilité de courts séjours

Un étudiant n’est pas sédentaire. Chaque année, nombre d’entre eux quittent leur cocon douillet le temps d’un stage en entreprise. C’est pourquoi les résidences privées et universitaires ont mis en place des possibilités de locations pour les courts séjours. «Certains étudiants de la résidence partent en stage, et d’autres les remplacent.», explique M. Laliard de la résidence Bayard. Le site internet du CROUS de Toulouse est même doté d’un onglet «courts séjours», pour consulter les logements disponibles.

Ce nouveau type de demandes a ouvert la voie aux résidences hôtelières. A mi-chemin entre l’hôtel et la résidence étudiante, elles accueillent des stagiaires pour des séjours provisoires, ou transitoires et proposent des prix dégressifs selon la durée du séjour. «On accueille les étudiants en stage à Toulouse pour les dépanner», raconte Mme Dumortier, directrice de la résidence hôtelière Thibaud. «Certains viennent aussi en début d’année scolaire, le temps de rencontrer du monde pour former une colocation.» La résidence propose des tarifs à 50 euros la nuit, défiant toute concurrence avec les prix des hôtels.

 

Ariane Riou



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