L’œil du chroniqueur économique: Patrick Aubin Chef d’entreprise

« Les plans sociaux reflètent le manque de compétitivité des entreprises qu’elles soient localisées à Toulouse ou dans le reste de la France. Même si le dynamisme économique de Midi-Pyrénées est prégnant, la région impose toujours fiscalement les entreprises. Depuis trente ans, elles subissent un véritable pillage de la part des politiques. Et ce sont les salariés qui en pâtissent. La France a mis en place des règlementations permanentes. Elles partent d’un bon sentiment, mais au moment de leur exécution, elles spolient l’outil de travail.  Ainsi, pour enrayer les plans sociaux, il faut redonner de la liberté, de la souplesse aux entreprises et combattre toute forme de rigidité. Les entreprises seules sont capables de réconcilier compétitivité et industrie. C’est pourquoi les hommes politiques ne doivent plus intervenir en leur sein. Leur rôle est plutôt de garantir la liberté des acteurs, afin de dynamiser l’initiative et l’esprit d’entreprise. A Toulouse, une entreprise à l’origine du trottoir électrique [ndlr : l’entreprise Viha Concept, dirigée par Laurent Villerouge] a récemment été contrainte de s’exporter aux Etats-Unis pour développer son concept innovant, faute de moyens suffisants en France. Et ce n’est pas un cas isolé. En France, il existe de nombreux projets novateurs qui n’aboutissent pas, car ils ne font pas partie d’un cadre de développement de l’emploi. C’est donc le système national qui est en cause. »

Propos recueillis par Ariane Riou



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