L’IRT Aéronautique – Espace – Systèmes embarqués est lancé !

Le lancement officiel de l’Institut de Recherche Technologique Aéronautique – Espace – Systèmes embarqués a eu lieu le 24 avril. Gouvernance, budget et premiers projets à la clef pour cette nouvelle structure dédiée à la recherche technologique pour l’aéronautique et le spatial.

 

Enfin ! « Un acte fondateur », « une date clef », « la concrétisation d’un travail parfois héroïque de montage d’un dossier complexe » a-t-on entendu le 24 avril 2013 dans les salons de la Préfecture de Toulouse qui accueillait le premier Conseil d’Administration de l’Institut de Recherche Technologique (IRT) Aéronautique – Espace – Systèmes embarqués. Ce jour fut également l’occasion d’élire le président, Gilbert Casamatta (ancien président du PRES Université de Toulouse) et le Bureau et d’annoncer un budget de 300 M€ (apporté pour moitié par l’Etat, pour moitié par les industriels) sur 7 ans.

Labellisé en 2010 dans le cadre des Investissements d’Avenir qui ont consacré 8 IRT sur le territoire français, ce nouvel acteur au statut de fondation de coopération scientifique a été officiellement créé par décret le 21 mars 2013 et se veut un « opérateur de recherche au bénéfice de la compétitivité technologique de la filière ». Concrètement, sur la base d’un partenariat public-privé associant le CNRS, le CNES, les PRES de Toulouse et de Bordeaux, les grands groupes que sont Airbus, EADS, Safran, Thales, Liebherr, Actia, Zodiac Aerospace et des PME, il s’agit de mettre en place un institut de recherche technologique regroupant des compétences multidisciplinaires et mutualisant, à terme, des moyens techniques.

 

11 projets de recherche lancés à l’été 2013

 

Pour l’heure, les prochaines étapes pour l’IRT s’articuleront autour de la signature de la convention avec l’ANR fin mai ou début juin, d’une installation dans des locaux provisoires (en attendant un bâtiment dédié sur le site de Montaudran d’ici à 3 ans), du recrutement de personnel administratif et d’une mise en synergie avec le pôle de compétitivité Aerospace Valley (qui écrit actuellement sa feuille de route pour la période 2013-2017 et dont l’IRT est un des projets labellisés). Mais l’actualité de l’IRT concernera aussi et surtout le lancement, à l’été 2013, de ses 11 premiers projets de recherche qui se partageront 50 M€ et qui incarnent les trois Domaines Technologiques Structurants choisis comme prioritaires : les Matériaux non métalliques aéronautiques et spatiaux, l’Aéronef plus électrique et les Equipements embarqués. Dans 10 ans, l’IRT veut être, un peu à l’image des Fraunhofer allemands, un lieu de capitalisation et d’émulation scientifique orienté vers le transfert de technologie, et être devenu un pôle d’excellence de référence mondiale autour des technologies clefs, notamment l’électronique de puissance, pour l’industrie aéronautique et spatiale.

Alexandra Foissac



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