L’immobilier d’entreprises selon Adyal

 

Evolution du marché et de la règlementation environnementale dans l’immobilier d’entreprise : le point avec la société Adyal, premier opérateur indépendant sur le marché des services immobiliers professionnels. Avec en perspectives le chantier de la rénovation énergétique à l’horizon 2020.

 

 

Une bombe à retardement ! C’est ainsi que la société Adyal, spécialiste de l’immobilier d’entreprise, qualifie l’évolution des normes environnementales applicables en 2020 pour l’immobilier de bureaux qui va imposer des travaux de rénovation énergétique estimés à 60 à 80 milliards d’euros sur l’ensemble du parc tertiaire français. En présence de son staff parisien venu à Toulouse le 14 janvier, la société, connue précédemment notamment sous le nom d’Auguste Thouard, affichait ses préconisations… et ses ambitions.

Héritant de 80 ans d’histoire et d’un nouvel actionnaire depuis mars 2013, la société propose une expertise et une offre de services complète regroupant quatre métiers : le Property Management, le Facility Management, l’Asset Management et le Conseil-Transaction et gère actuellement 12 millions de m2 pour un CA de 20 M€. Avec une présence territoriale forte (180 collaborateurs, 26 agences), il s’agit d’accompagner les propriétaires et investisseurs dans une gestion active de leur patrimoine : diagnostic et rénovation, gestion administrative, locative ou technique, pilotage des services, optimisation financière, conseil en investissement. Du « all inclusive » avec l’ambition pour Fadi Caledit, président et Nicolas Jacquet, directeur exécutif, de « réinventer les métiers de l’immobilier »… et de multiplier le CA à 30 M€ à l’horizon 2018.

 

Un marché toulousain à deux vitesses

 

Comment ? Grâce à une activité en émergence dédiée à l’immobilier public, une « niche » qui représente tout de même près du quart du parc tertiaire en France (soit 200 millions m2 de bureaux appartenant à l’Etat ou aux collectivités) et surtout grâce à la fameuse bombe à retardement ! Adyal propose pour cela une méthodologie en trois étapes : audit technique, proposition d’un plan pluriannuel de travaux, investissement et suivi. A Toulouse, où Adyal gère 550000 m2 soit 15% du parc total, la situation s’illustre par un parc à double vitesse, immobilier neuf de type BBC (consommation d’énergie de 50kWh/an) et un parc plus ancien, énergivore et en perte d’attractivité. Sans compter les grandes tendances qui prévalent aujourd’hui : regroupement des entités et filiales, optimisation des espaces communs, accessibilité pour les salariés et clients, le dernier point devenant de plus en plus crucial à Toulouse. Malgré un marché plutôt baissier et des difficultés structurelles, Adyal espère bien continuer à valoriser le parc local et à dynamiser le marché toulousain… et devenir leader de la gestion immobilière à Toulouse.

Alexandra Foissac



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