L’Europe comme solution à l’insertion professionnelle des jeunes

Erasmus étudiants

L’Union européenne a réaffirmé son souhait de voir, en 2020, au moins 50% des jeunes âgés de 16 à 29 ans bénéficier d’une expérience à l’étranger en matière de formation professionnelle. Le vote au Parlement d’une augmentation de l’investissement dans ces programmes montre toute l’implication de l’UE dans la lutte contre le chômage des jeunes.

Rapprocher les jeunes des entreprises européennes

Le lancement de la campagne «We Mean Business» la semaine dernière a pour but de renforcer les opportunités de rencontre entre les jeunes et les entreprises de l’Union européenne. L’objectif de cette initiative est d’augmenter l’offre de stages pour les jeunes et de favoriser leur accès à ces dernières. La finalité de ce dispositif est d’améliorer l’insertion professionnelle d’une catégorie de population particulièrement touchée par le chômage. Lors de la célébration du vingt-cinquième anniversaire du programme ERASMUS, une étudiante à l’Université Toulouse-1 Capitole a vanté les mérites de son expérience en apprentissage aux Pays-Bas. L’augmentation du taux de chômage des jeunes de 17% fin 2011 selon les chiffres de l’INSEE en Midi-Pyrénées met en évidence l’intérêt de favoriser l’insertion de ces derniers par le biais de ce programme.

Améliorer la formation professionnelle des jeunes actifs

L’Union européenne souhaite promouvoir la mobilité des jeunes en matière de formation afin de renforcer leurs compétences en matière de compréhension interculturelle et linguistique. Du fait de l’ouverture des économies, les entreprises sont de plus en plus amenées à travailler avec des collaborateurs appartenant à d’autres environnements culturels. Outre l’existence de barrières linguistiques, la confrontation de personnes provenant de différentes aires culturelles peut provoquer des incompréhensions et une perte d’efficacité au travail. La formation des jeunes au cœur d’entreprises internationales répond à cet impératif en les confrontant à des problèmes et en les incitant à trouver des solutions. L’intérêt étant d’offrir aux entreprises des jeunes formés aux enjeux du monde professionnel actuel et de favoriser ainsi l’insertion professionnelle des jeunes dans un espace économique dépassant désormais les simples frontières nationales. 2165 étudiants ont bénéficié d’une bourse de la part du Conseil Régional de Midi-Pyrénées en 2010 à cet effet.

Renforcer les dispositifs contribuant à l’insertion professionnelle des jeunes à l’échelon européen

Jan Figel commissaire à l’éducation entre 2004 et 2009 a affirmé, à la fin de son mandat, sa volonté de renforcer les dispositifs existants. Le programme ERASMUS doit être élargi au niveau master afin de favoriser la mobilité en matière de stages à une période où les étudiants doivent se spécialiser. Les étudiants sont souvent freinés par l’obstacle financier. L’Union européenne souhaite à cet effet mettre en place une banque pour les étudiants, celle-ci aura pour mission de se porter caution pour eux ainsi que de leur proposer des prêts leur permettant de financer leurs déplacements et autres frais que leur simple rémunération de stage ne permet pas de couvrir. L’Union européenne souhaite également renforcer le programme Leonardo da Vinci qui soutient la formation à l’étranger des lycéens suivant des formations professionnelles, des apprentis et des jeunes diplômés.
L’ensemble de ces mesures vise à améliorer la compétitivité de l’espace économique européen en offrant aux entreprises une main d’œuvre plus qualifiée et aux jeunes une formation mieux adaptée à leur insertion dans le monde professionnel.



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