Les priorités de la CCIT pour 2014

Alain Di Crescenzo célèbre la proximité et la confiance en l’avenir

Efficacité, lisibilité, présence, influence : la CCI de Toulouse annonce ses objectifs pour 2014. Avec une volonté réaffirmée : défendre en toute indépendance et contre crise qui persiste et charges abusives, les intérêts des entreprises !

 

C’est lors des traditionnels vœux à la Presse qu’Alain di Crescenzo a présenté, au nom de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Toulouse dont il est président, ses souhaits et ses objectifs pour l’année 2014. Auparavant, il avait lancé à Carbonne chez Volvestre Foie gras et devant une cinquantaine d’entrepreneurs locaux les « Rencontres Entreprises et Territoire », un nouveau concept de réunions de proximité avec et entre entreprises. Car pour le président adepte de la « chasse en meute » et du « à plusieurs, on est plus fort », la proximité, voire même l’hyper-proximité, sera le mot d’ordre de 2014. Mais 2014 rimera aussi à la CCIT avec « plus d’efficacité, plus de lisibilité, plus de présence et plus d’influence ». « Ce que nous faisons et ce que nous avons fait avec la réforme des CCI est une préfiguration de ce que veut (devrait faire ?) le gouvernement : réduire les budgets mais augmenter et améliorer nos services » a affirmé Alain di Crescenzo. Il s’agit donc de faire plus avec moins en travaillant notamment mieux avec les chambres régionales et en privilégiant les actions de terrain et le maillage territorial.

 

Indépendance politique et préoccupations entrepreneuriales

 

Si le bilan 2013 de la CCIT s’affiche à hauteur de 4000 porteurs de projets accompagnés, 18000 personnes accueillies, ou encore 100000 appels téléphoniques traités mais aussi de réduction de budget de 20% imposée par l’Etat, les ambitions sont ailleurs : ne pas manquer le train de la croissance et celui de l’international, surtout à l’aune d’une reprise française à la traîne. « Ce qui est pénalisant pour une entreprise, c’est l’impôt a priori » a réaffirmé Alain di Crescenzo qui demande une baisse du coût du travail d’au moins 10% pour permettre la création d’emplois durables et un allégement des lourdeurs fiscales et administratives. Une sorte de « choc de simplification » ou de « choc de compétitivité » ? Et quant au « Pacte de Responsabilité » annoncé récemment, les entreprises attendent d’en voir les mesures concrètes. De toute façon, et qui plus est à l’approche d’échéances électorales, la CCIT préfère réaffirmer son indépendance d’esprit et d’action vis-à-vis du pouvoir politique. Même si certains enjeux locaux, concernant par exemple la circulation et les transports, sont au cœur des préoccupations des entreprises et ne se résoudront pas en modifiant arbitrairement les horaires de travail. Car dans ce cas, « les clients iront tout simplement s’adresser ailleurs » a rappelé le président de la CCI, par ailleurs chef d’entreprise. Réaliste mais malgré tout optimiste envers un possible sursaut de reprise, Alain di Crescenzo a profité de ce jour de vœux pour afficher sa confiance dans les générations montantes à travers la présence de représentants des Junior Entreprises fréquemment sollicitées par la CCIT. Un message pour célébrer la proximité et la confiance en l’avenir ?



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