L’économie mondiale dans la tourmente

La crise financière est bien là, l’espoir aussi. Pessimistes, optimistes sur le même bateau. Haut de vague, creux de vague ; qui va l’emporter ? La lucidité, la discipline, la patience, le travail ; bien malin qui peut prédire la suite. D’autant que l’on ne sait pas finalement pas sur quoi reposer notre logique sur nos fondamentaux, nos analyses théoriques, nos diverses études de graphique ?
A ce sujet nous pouvons déjà nous faire une opinion. Le monde ne nous attend pas, il se fait avec ou sans nous. Pareil pour l’économie, le monde change, les marchés aussi. Une crise c’est comme une grippe, elle s’attrape d’un continent à un autre. Mais le plus important c’est qu’elle se soigne dans 99 % des cas. Il en va de même pour l’économie. Les faits sont là. La crise des subprimes venue des Etats-Unis qui affectent les ménages américains aux revenus modestes, nous a fait prendre conscience des faiblesses de notre système financier. Les créances immobilières ont été sous évaluées par nos grands argentiers ainsi que de nombreuses agences de cotations qui se sont révélées plus que douteuses.

 


Résultat : contagion d’un continent à l’autre, baisse des indices des grandes places financières, organismes financiers aux abois qui ont dû procéder à des recapitalisations massives. Les taux interbancaires ont flambé ainsi que les matières premières et le coût du crédit.
Avec l’appréciation de l’euro, les exploitations souffrent, les marges à l’exportation en pâtissent. Avec ces quelques exemples, on peut dire que l’économie mondiale est entrée dans une zone de turbulence. Avons-nous touché le plus bas ?
Depuis fin 2007, les indices en disent long. Perte d’environ 20 % CAC 40, Dow Jones  Eurofirst -23 %, Nikkei -15 %, Hong Kong -24 %, et pour couronner le tout Shangaï -53 % en zone euro, ralentissement plus rapidement que prévu, variation de l’eurostoxx en transition négative à plus de 20 %. Taux de l’inflation à plus 2 % en un an. Taux directeur de la BCE à 4.25, (merci à nos grands argentiers), et bien d’autres points noirs à souligner. Le dernier en date, le RSA. Pour ce dernier point il y aura toujours à redire par les uns et les autres mais je pense que la solidarité doit être l’affaire de tous et que c’est un bien pour la nation et surtout à n’attribuer à aucun parti sinon à soi-même.

 


Suite à ces propos moroses, gardons espoir, car même si la croissance ralentit dans le monde avec une zone euro plus très fragilisée, il semble que des zones de soutien laissent entrevoir de meilleurs jours.
- Relance budgétaire dans certains grands pays.
- Déclaration de guerre au pétrole cher
- Emergence de nouvelles sources d’énergie
- Prise de conscience collective, etc.
Je vous le dis, le déclin du pétrole n’est plus bien loin. Mais avant de prendre en compte durablement ses effets sur l’économie comme sur nos habitudes de consommation, il faudra encore un peu de patience avec des mouvements de hausse et de baisse, commandés par les variations de climat, ici ou là l’enregistrement d’ouragans, conjoncture politique et même de guerre, mais d’ici quelques années, la demande sera nettement moins forte grâce à la création de nouvelles énergies quel que soit l’état des réserves mondiales.
- Le retournement de tendance peut aussi venir des Etats-Unis qui sont à l’origine de ce séisme financier, en maintenant le taux directeur aux environs de 2 % par la réactivité des autorités.  
Autres paramètres venant des pays émergeants qui améliorent leur niveau de vie ; ce qui nourrit la demande intérieure de ces pays. Voyez la Chine qui avec une inflation en repli de 6 % en juillet et un krach financier de 53 % sur la place de Shangaï nous promet des surprises, même si elle a les moyens de mettre en place de vastes projets de relance. En fait, l’économie d’un pays, d’un continent, du monde, se redressera toujours tant qu’il y aura de la demande. L’argent ne s’évapore pas ; qu’on se le dise, il va automatiquement dans une poche.  

W. L.


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