Le PMU ne connaît pas la crise


Malgré un contexte économique tendu, le PMU a enregistré une hausse de son chiffre d’affaires en 2012, notamment grâce à la diversification dont il a su faire preuve et à la constante évolution des offres hippiques. Développement auquel l’agence de Toulouse contribue.

 

Avec des enjeux totaux de 10.5 milliards d’euros, le PMU enregistre une progression nationale de 2.5% et atteint ainsi ses objectifs, malgré le contexte économique difficile, car contrairement aux idées reçues, « les parieurs ne jouent pas plus en temps de crise », précise Laurent Veules, directeur PMU de la Région Sud-Ouest. Lorsqu’un ralentissement de l’économie est observé, les activités du PMU ont tendance à stagner, voire à baisser. Le résultat net est pourtant supérieur aux prévisions. « Ce bon bilan s’explique notamment par la légère croissance de l’activité hippique, par le développement des paris internationaux et les activités complémentaires des paris sportifs et du poker », précise Laurent Veules. En effet, les enjeux hippiques représentent, en 2012, 9.8 milliards d’euros, soit une augmentation de 0.5%, ce grâce à un développement soutenu du réseau de points de vente (11 800), mais aussi au succès du Pick 5 avec 145 millions d’euros d’enjeux. Pour soutenir cette croissance, le PMU dispose d’outils précieux tels que le site PMU de paris en ligne, les applications pour smartphones et les deux chaînes Equidia qui permettent notamment d’exporter les paris hippiques à l’étranger (Suisse, Belgique et Allemagne notamment). Ces derniers connaissent une croissance de 86.8%. Dans la même dynamique, les enjeux des paris sportifs du PMU enregistrent une augmentation de 62% (162.6 millions d’€) et les mises du poker atteignent les 518 millions d’euros.

 

165.8 millions d’euros reversés aux parieurs

 

A dimension plus locale, la direction régionale Sud-Ouest a réalisé 1.12 milliards d’euros d’enjeux en 2012 sur les points de vente, dont 225.2 millions ont été enregistrés sur l’agence de Toulouse. Parallèlement, les points de jeux toulousains accusent une régression de 5.6% quand les paris online progressent de 1.4%. « Ce phénomène est dû à la désertification des points de vente PMU dans le département. Pour y faire face, nous avons installé depuis décembre 2012, une PMU City (boutique de paris située rue du Taur, ndlr). Le succès est au rendez-vous puisque nous pensons atteindre une profitabilité dans seulement un an », se félicite Elisabeth Girod-Roux, directrice de l’agence PMU de Toulouse.

Du côté des parieurs de la ville rose, 165.8 millions d’euros leur ont été reversés, soit 73% des sommes jouées. Ceci en sachant que ces derniers misent en moyenne 10.9 euros. Et les Toulousains gardent leur formule fétiche, à savoir le « Simple » qui centralise 31.7% des paris locaux. Dans un même temps, le Pick 5, après un an d’existence, réalise 1.6% de part de marché sur l’agence toulousaine. Mais le jeu qui est, et reste, le plus rémunérateur et le plus attractif pour les turfistes est sans conteste le Quinté+ pour lequel l’agence de Toulouse récence six gagnants de plus de 100 000 euros sur son territoire.

 

Séverine Sarrat



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