Laurent Cuzacq, PDG de KDA sécurité « Je ne suis pas un fan de l’ordre ! »

Crédit Photo: Franck Alix/JT

Ce quadragénaire a longtemps partagé sa vie entre l’entreprenariat et la politique. Aujourd’hui le premier prend le pas sur l’autre. Rencontre avec un homme d’ambition qui croit avant tout à l’être humain et aux opportunités créées par la vie.

« Il faut vivre avec spontanéité, savoir attraper sa chance », c’est un peu la manière de Laurent Cuzacq d’expliquer un parcours auquel rien ni personne ne le destinait. Ce natif de Lectoure dans le Gers, fils d’instituteur et de mère au foyer, découvre Toulouse pour ses études de droit et sciences politiques. « J’avais envie de me lancer dans le journalisme… voire le cinéma ! » plaisante-t-il évoquant un synopsis rédigé à l’époque. « J’ai toujours été attiré par « la chose publique », ajoute–t-il cependant et en 1995 lorsqu’un ami évoque le nom de Serge Didier (alors député) en recherche d’un attaché parlementaire, il fonce. « J’avais mes convictions mais rien ne me destinait à me lancer en politique, pourtant tout s’est fait très rapidement et il reste l’un des hommes qui ont le   plus marqué ma vie. » A 28 ans, il est adjoint au maire de Toulouse en charge de la démocratie de proximité et maire de quartier de 2011 à 2008 : « j’aime la rencontre, la vie, mon expérience en politique m’a beaucoup appris ». Finalement président de la fédération départementale du Nouveau Centre, il est élu conseiller régional en 2010.

 « Je ne suis pas un opportuniste mais je saisis les opportunités »

En parallèle de ces pérégrinations politiques et après une expérience professionnelle à la Brinks, Laurent Cuzacq rachète deux société de sécurité : « j’étais très éloigné de ce milieu, je ne suis ni un fan de l’ordre, ni de l’armée et encore moins de la musculation ! » En 2008, il saute pourtant sur l’opportunité et se lance seul dans la grande aventure en signant la création de la holding KDA. Depuis il s’échine à moderniser et structurer les sociétés, en s’appuyant sur un constat : « dans cette branche la seule valeur ajoutée c’est l’homme. » Et ces méthodes qu’il qualifie lui-même d’ « atypiques » fonctionnent à tel point que la société se développe partout en France. « C’est encore tout récent mais je peux d’ores et déjà annoncer un développement au Maroc en 2014 », ajoute-t-il. A côté, Laurent Cuzacq est aussi un grand passionné de musiques ancienne et baroque, il confie avoir enregistré deux albums quelques années auparavant. Et pour compléter le tableau, c’est aussi un papa qui entend bien garder du temps pour sa vie personnelle. En tout cas, la politique il fait une croix dessus pour le moment : « C’est très compliqué d’être chef d’entreprise et de mener des activités politiques, c’est une vraie difficulté de temps et de mélange des genres. » Un repli définitif ou temporaire qui lui permettra en tout cas de se concentrer sur KDA et sa famille, déçu «  du monde politique, qui est cruel et où l’amitié n’existe pas… » Et d’ajouter : « Ce que j’aime le plus c’est la découverte de l’être humain. Finalement ce qui me passionne le plus c’est ça ! » 

Aurélie Renne



UN COMMENTAIRE SUR Laurent Cuzacq, PDG de KDA sécurité « Je ne suis pas un fan de l’ordre ! »

  1. Pataub dit :

    Et oui Laurent, nous avons fait le même constat, mais c’est obligé, nous sommes des libéraux : ce monde politique constructiviste est abject avec comme objectif de bouffer l’autre, et toute forme de socialisme, y inclus la sociale-démocratie, se résume à la jungle législative, administrative et financière !!! L’ordre militaire ou politique finit toujours dans le totalitarisme !

    En espérant que les individus comprendront rapidement que seul l’ordre spontané permet à l’homme d’être libre et responsable, pacifiquement et dignement. Le libéralisme, qui n’a jamais appliqué, est l’avenir de la société!

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