Label IDEX Le projet UNITI approuvé

L’Université de Toulouse vient de faire un bond en avant vers l’unification tant attendue. Son projet UNITI vient d’être sélectionné officiellement pour obtenir le label « Initiative d’Excellence », permettant ainsi le rapprochement des différentes « facs » et écoles en « Grand Etablissement ».

 

Une grande université unifiée à l’image des campus américains, voilà le projet et le rêve de Gilbert Casamatta, Président de l’Université de Toulouse (UT). Il défendait cette vision partagée par tous les présidents des différentes « facs » et directeurs d’écoles de la ville rose, le 31 janvier dernier devant un jury international missionné pour sélectionner le dossier le plus abouti parmi les candidatures au label « IDEX » (Initiative d’Excellence). Et le rêve est devenu réalité puisque, la semaine dernière, le projet appelé UNITI a été retenu et débloque ainsi une enveloppe conséquente (5,5 milliards d’euros répartis entre les 5 lauréats de l’appel à projet) commente Jean-Luc Moudenc, président du Groupe d’Opposition municipale « Toulouse pour tous » : « Le budget alloué au titre de l’IDEX est d’une ampleur inédite. En effet, la dotation en capital d’1,3 milliard d’euros, rapportera annuellement plus de 40 millions d’euros en intérêts, lesquels financeront de nouveaux projets de grande ampleur. Ainsi, si l’on ajoute les 525 millions d’euros déjà apportés en dotations par l’Etat et près d’1 milliard et demi d’apports étatiques divers, cela représente environ 3,3 milliards d’euros de dotations pour l’enseignement supérieur et l’excellence toulousaine. »

La sélection officielle du projet UNITI permet le lancement de la fusion annoncée des 4 universités, des 11 écoles d’ingénieurs, des 6 instituts, des 4 pôles de compétitivité, des 6 organismes de recherche… en un grand établissement. Ainsi, l’UT deviendra un pôle d’excellence reconnu internationalement (retrouvez plus d’informations sur le site internet du Journal Toulousain, article « Devenir un pôle d’excellence unifié »). « En retenant la candidature toulousaine, le jury a non seulement récompensé notre excellence scientifique mais aussi donné à l’Université de Toulouse les moyens matériels qui lui permettront, dans quelques années, de rivaliser avec ses concurrentes anglo-saxonnes. Réorganisée en collèges à l’américaine, l’Université de Toulouse sera demain capable de former les docteurs, ingénieurs et techniciens dont notre tissu économique a besoin et assurera à notre Métropole le rayonnement international que nous appelons de nos vœux », se félicite François Chollet, président du groupe Toulouse Métropole.

 

Un rayonnement international

 

Maintenant que la première étape, et non la moindre, est franchie, à savoir l’obtention des fonds nécessaires pour débuter les fusions des établissements et les nouveaux aménagements, un calendrier a été établi afin que le rapprochement puisse s’effectuer en douceur. Tout d’abord, les organismes de gestion et de direction se mettront en place cette année même, formant ainsi le « Grand Etablissement ». Ensuite, deux ans plus tard, en 2014, les quatre universités toulousaines se combineront pour donner naissance aux « Collèges », organisés par secteurs d’activité. Une fois que l’unification sera opérationnelle, une évaluation de ce projet aura lieu en 2016 et le mode de fonctionnement de la nouvelle entité devra être validé afin que l’aventure puisse continuer. Si la confirmation de viabilité d’UNITI est entérinée, les « collèges » seront alors intégrés au plan budgétaire de l’Université de Toulouse. Ainsi, en 2018, la fusion définitive et la création du « Grand Etablissement » devrait voir le jour et marquer l’aboutissement du projet qui a débuté aujourd’hui et  est vivement  défendu par Gilbert Casamatta. « Je félicite Gilbert Casamatta pour sa détermination et sa capacité à fédérer tous les établissements universitaires autour de ce projet. Quelques jours après la pose de la première pierre de l’Espace Clément Ader, cette reconnaissance nationale confirme ma volonté de faire de Toulouse une métropole européenne de la connaissance. Une ambition confortée par l’organisation du premier sommet de l’innovation Futurapolis, à la Halle aux Grains le 11 février prochain », explique Pierre Cohen, Maire de Toulouse.

La ville rose atteindrait ainsi une aura internationale qui, bien sûr, est saluée par tous et soutenue par toutes les collectivités et partenaires affiliés de près ou de loin à ce projet qui, aujourd’hui, se transforme en réalité. Ce nouveau pôle d’excellence contribuera de toute évidence à l’essor de Toulouse tant sur le plan économique, que scientifique ou même culturel comme le souligne Jean-Jacques Bolzan, secrétaire départemental du Parti Radical : « Ce label va dynamiser le développement futur de notre région ».

 

Séverine Sarrat



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