La vente directe, un secteur d’avenir

En plein crise, certains secteurs font pourtant de la résistance. C’est le cas de la vente directe (circuit court entre le producteur et le client). En Haute-Garonne, la fédération de la vente directe (qui regroupe près de 160 entreprises) y revendique un potentiel de 600 emplois à pourvoir dès maintenant… Parmi les entreprises qui développent ce type d’emplois, signalons Silit, la référence dans la commercialisation d’ustensiles culinaires, qui est dans une phase de recrutement national, et donc les chasseurs de tête ont fait une escale le 13 septembre dernier à Dremil-Lafage. Pour Serge Step, le directeur général de l’entreprise, c’est « l’occasion de faire découvrir le métier de vendeur à domicile indépendant aux personnes désireuses de trouver un emploi, un complément de revenus ou une reconversion professionnelle. » La vente directe est également devenue une arme pour certains producteurs et agriculteurs qui souhaitent contourner la force des grandes sociétés de distribution. Certains d’entre eux, soucieux de ne plus voir leurs marges se réduire en permanence, ont décidé d’inventer de nouvelles formes de vente.

C’est ainsi que pour beaucoup, la vente directe au sein de leur ferme ou de leur propre exploitation est devenue un véritable atout, à un moment où le consommateur doute de plus en plus de la qualité des produits vendus en grandes surfaces. Le succès récent d’un événement comme Agriday (le 8 septembre dernier à Merville) le prouve : « Nous avons des produits de qualité qui répondent à des cahiers des charges bien précis, et qui n’ont pas à rougir en comparaison à d’autres pays européens. Nous sommes dans de l’agriculture traditionnelle qui a une pratique raisonnée » commente Axel Tran-Van, producteur à l’initiative de cette manifestation. Produits bio, ustensiles divers et variés, livres, abonnements… Le circuit court de vente semble donc avoir de beaux jours devant lui dans un contexte où les charges et diverses taxes en vigueur ne cessent de réduire les marges. Mais l’angélisme ne doit pas être non plus de rigueur car ces métiers sont souvent exercés dans des conditions précaires, avec des contrats qui privilégient les rémunérations sans partie fixe, avec de simples commissions. Pas forcément une solution pour construire un avenir… Mais peut-être la bonne pour se construire une expérience.

Thomas Simonian



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