La région peut-elle se passer de Toulouse Business School ?

TBS a révélé hier jeudi les résultats d’une étude commandée en septembre 2013 sur l’impact de l’école sur son environnement. Un bilan positif qui pousse néanmoins le dirigeant à prendre des mesures quant à un développement à l’international.

« Commander cette étude faisait partie de notre responsabilité sociale », indique Jacques Igalens, directeur de  l’établissement, avouant avoir été lui-même surpris par plusieurs résultats : « l’impact financier, direct ou indirect m’a montré que TBS est un acteur économique important pour la région et pour la ville : en effet lorsqu’on investit un euro, cela génère 21 € d ‘impact financier direct et près de 75€ si l’on tient compte des effets multiplicateurs. » L’étude révèle que l’impact financier de l’école sur la région s’élève à 310 millions d’euros, un chiffre considérable qui s’ajoute à d’autres effets collatéraux positifs. Ainsi l’impact en matière d’innovation managériale, « lorsque nos étudiants vont en stage en entreprise et participent à l’amélioration de la gestion de PME et PMI » et d’attractivité, puisque « 25% des effectifs de l’école nous viennent de l’étranger et repartent en véhiculant une image de Toulouse et de la région. »

Des partenariats structurants vers la Chine et l’Inde

Quelques points faibles entachent cependant cette étude : la notoriété à l’international, que Jacques Igalens qualifie lui-même « d’insuffisante » et l’impact en matière de création d’entreprises. Pour pallier ces carences, plusieurs pistes : « Actuellement TBS contribue chaque année en moyenne à la reprise d’une entreprise et à la création de dix autres. Or, notre incubateur TBSeeds créé en 2012, suscite déjà des vocations, nous en recueillerons les fruits d’ici quelques années. » Quant au développement à l’international, TBS fonde sa stratégie depuis toujours sur ses campus présents à l’étranger, à Barcelone et Casablanca notamment. Aujourd’hui le directeur de l’école ne cache pas vouloir « s’engager sur des partenariats forts et structurants avec des institutions étrangères dans des pays où nous ne sommes pas connus et qui sont pourtant essentiels pour l’avenir, comme la Chine et l’Inde. » L’étude engagée par l’OFMD, organisme qui accrédite les écoles, est une première du genre à Toulouse. Le concept qui tend à se répandre, a parfois le mérite d’apporter de belles surprises aux dirigeants des établissements. Jacques Igalens annonce trouver le titre choisi pour l’étude « particulièrement adapté » puisqu’il s’est rendu compte « qu’on avait une importance supérieure à ce que nous pensions. TBS est une école très ancienne (elle a 110 ans, ndlr) qui s’est installée progressivement dans le paysage toulousain, cela nous a permis de prendre conscience de notre image… »

 

En chiffres

La contribution globale des étudiants de TBS équivaut à 694 postes à temps plein pour les entreprises régionales. Une estimation à laquelle il faut ajouter les 256 emplois créés de l’école, soit un total de 950 postes portés par TBS au service de l’économie régionale. En matière de masse salariale, cet effectif équivaut à un montant total de salaires évalué à 15,79 millions d’euros.

Aurélie Renne



UN COMMENTAIRE SUR La région peut-elle se passer de Toulouse Business School ?

  1. Zelmel dit :

    Certes des chiffres intéressants, mais à relativiser avec les autres écoles/ université. On pourrait croire à la seule lecture de cet article, que la TBS est la seule à Toulouse à faire un rayonnement aussi important, et la seule à créer de l’emploi … bref à nuancer, surtout avec la nouvelle TSE et toutes les autres écoles d’ingénieurs etc.

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