La nuit blanche de l’innovation Les talents de demain

Pour la cinquième année consécutive, l’Université Paul Sabatier organisait la Nuit blanche de l’innovation, du 12 au 13 novembre derniers, durant laquelle il a été demandé à des étudiants de six Masters différents de concrétiser des projets innovants et cela en quelques heures. Attention, cerveaux en ébullition !

 

Alors que Louis Gallois, rendant son rapport sur la compétitivité des entreprises françaises, mettait l’accent sur la recherche et l’innovation, l’événement organisé par l’Université Paul Sabatier et la fondation Catalyses, arrive à point nommé. La cinquième Nuit blanche de l’innovation qui a eu lieu lundi et mardi derniers, réunissait quelque 150 étudiants venus de six cursus différents (management de l’entreprise en réseau, entrepreneuriat et management des petites et moyennes organisations, ingénierie du capteur de la mesure, technologies et méthodologies médicales, informatiques appliquées à la gestion de l’entreprise et arts appliqués) qui ont dû s’enfermer du lundi soir 18h au mardi 16h pour plancher sur des défis imposés par les cinq entreprises partenaires de l’opération. Le but ultime de cette événement reste de «faire se rencontrer les compétences de plusieurs territoires et de plusieurs disciplines. C’est ainsi que naît l’innovation», se réjouit Marc-Gabriel Boyer, directeur exécutif de la Fondation Catalyses. Concrètement, les sociétés et Catalyses ont lancé différentes thématiques que les candidats ont dû transformer en projets viables.

Une fois leur défi en main, les 30 groupes de 4 à 5 étudiants se sont mis en situation de création, pour proposer un projet concret et commercialisable à partir de contraintes imposées, «pour proposer une réalité économique», précise Bertrand Monthubert, président de l’Université Paul Sabatier. «Si le challenge était important, il nous apporte également une plus-value quant à la validation de notre master», expliquait Amina, candidate en master MIAGE. Et les étudiants engagés ne sont pas les seuls à y trouver leur compte, puisque les entreprises partenaires ne cachent pas leur intérêt.

 

Les entreprises y trouvent leur compte

 

Mettre en place des projets innovants est en soi une avancée technologique et économique, mais pouvoir les commercialiser en est une autre. Afin de donner une vie industrielle à toutes les créations imaginées par les étudiants lors de la Nuit blanche de l’innovation, des entreprises se sont jointes à l’événement. Parmi celles-ci, la biscuiterie Poult qui reste «persuadée que la rencontre du privé et du public (les entreprises et l’Université, ndlr) ne peut qu’être bénéfique à l’innovation», confie Jérôme Introvigne directeur du marketing. Les entreprises ont ainsi accès à des projets qu’elles-mêmes étaient loin d’imaginer : «Imaginer des biscuits en QR code qui, après flashage, orienteront le client vers le site internet de Poult.» Seule la confrontation de plusieurs milieux différents peut aboutir à de tels projets. Pour d’autres, cet événement permet de repérer les talents de demain, comme l’explique, Nicolas Ochoa de la Banque Populaire Occitane : «Nous venons chercher là de bonnes idées, mais aussi de futurs collaborateurs. Nous recrutons 50 jeunes dans la Région, il nous faut donc identifier leurs qualités.» Toulouse Métropole et Capgemini s’avèrent également très attentifs à la Nuit blanche de l’innovation ce qui a permis à ce dernier d’embaucher «sur 400 personnes, 10% de candidats issus de l’Universités Paul Sabatier.»

De la rencontre entre le monde entrepreneurial et étudiant, entre les différentes disciplines, naît l’innovation. Plus précisément, l’Université et ses chercheurs «sont les acteurs du progrès et nous devons le faire savoir», conclut Bertrand Monthubert. C’est chose faite !

 

Séverine Sarrat

 



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