La Compagnie des Pergos: Gastronomie et rugby font bon ménage

Aujourd’hui incontournables dans le paysage toulousain, les restaurants, hôtels et autres établissements de la Compagnie des Pergos doivent leur succès à la stratégie commerciale de leur fondateur Thomas Fantini. Consécration, l’entreprise du Sud-Ouest en constant développement, s’implante maintenant à Bordeaux et Paris, y important les produits régionaux.

 

Passionné de rugby et amateur de « bonne bouffe », Thomas Fantini est parvenu à allier les deux, en créant la Compagnie des Pergos. Tout commence en 2004, lorsque le fondateur du groupe reprend la Pergola de Lardenne. Il y développe un concept qui, à Toulouse, ne pouvait que fonctionner : valoriser les produits régionaux sur fond rugbystique. « J’ai joué sur l’imaginaire du Sud-Ouest ! » explique-t-il, mais les résultats se sont eux avérés bien concrets puisqu’en 2009, il inaugure le restaurant la Pergola du Sporting, dont il reprendra l’hôtel attenant, route de Launaguet, puis en 2010 celui de Labège. La marque et le concept se développent : « désormais le rugby et la culture Sud-Ouest sont présents partout, du costume des serveurs à la décoration. De plus, je suis amoureux de ma région, du Pays Basque à la Catalogne », précise Thomas Fantini. Et loin de se reposer sur ses acquis, le groupe évolue et s’adapte à la demande des consommateurs : « nous avons ouvert des « Pains et Pergos », snacking mettant toujours à l’honneur les produits régionaux comme le sandwich au foie gras ou au cassoulet par exemple. » Les clients sont au rendez-vous et la Compagnie des Pergos prospère, dégageant en 2013 un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros HT. Confiant, le propriétaire estime pouvoir « atteindre les 8 à 10 millions d’euros d’ici 2015. » Ceci, notamment grâce à l’ouverture d’un nouveau restaurant à Albi en 2012, la construction d’un « Perghotel » à Bruguières (livraison prévue pour mai 2014) et un développement national.

 

Une Pergola parisienne

 

Avec 62 salariés, et une centaine prévue pour 2015, la Compagnie des Pergos mène une stratégie essentiellement régionale mais a décidé de s’implanter à Bordeaux et Paris. Et la cause n’est pas seulement une volonté d’extension. « Le tracé du BHNS (Bus à Haut Niveau de Service, ndlr) va largement pénaliser le groupe et amputer le restaurant de Lardenne d’une partie de son chiffre d’affaires. Plus précisément, c’est 50% de ce dernier qui pourraient partir en fumée. J’en ai alerté la mairie qui n’a pas souhaité m’écouter, j’ai donc pris la décision de ne plus développer mon activité sur Toulouse », enrage Thomas Fantini. S’il avoue que le choix n’a pas été fait de gaieté de cœur, il est irrévocable. C’est donc vers la capitale que le fondateur de la Compagnie des Pergos ira promouvoir les produits du terroir. Actuellement en négociation, il pense pouvoir ouvrir les portes de son premier restaurant parisien d’ici l’été prochain dans le quartier de St Germain des Prés. « Le concept devrait prendre, même à Paris, notamment parce que la demande est présente », précise-t-il. En effet, les clients franciliens, issus du tourisme d’affaires que ses établissements accueillent sur Toulouse, lui garantiront une amorce, « de même que quelques amis et people. » La Pergola parisienne pourrait bien devenir « the place to be ».

Séverine Sarrat



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